G8 MUCUS. — PRODUITS ANTAGONISTES. — ACTION BILIAIRE
tion des glandes externes, en déversant un liquide qui sans cesse se rend de la profondeur à la surface, met obstacle à la pénétration des produits contenus dans l’intestin.
D’ailleurs, dans le nombre de ces poisons figurent des composés qui ne dialysent pas ou qui franchissent avec difficulté de semblables parois ; c’est le cas d’une série de toxines; ces toxines subissent, en outre, d’autres influences protectrices pour l'économie.
C'est ainsi qu’il s’en trouve quelques-unes qui se révèlent antagonistes les unes des autres; ce fait ne doit pas surprendre, car divers produits organiques offrent des exemples de cet ordre. Le mélange des matériaux de l’urine, en particulier, fournit une toxicité inférieure à celle que donne le calcul, si on envisage les effets de chacun de ces matériaux expérimentés isolément. D’autre part, chez des animaux recevant des poisons microbiens, j’ai vu, avec le professeur d’Arsonval, un désaccord entre le calorimètre et le thermomètre; or, parfois ce désaccord prend fin, quand on utilise de tels poisons décolorés sur le charbon; les deux courbes s’élèvent alors dans le même sens. Que signifient ces résultats, sinon que ce charbon a fixé, retenu un principe qui s’opposait à l’influence excitatrice d’un second élément thermogénétique, sinon encore que, dans une culture, on rencontre des composés distincts ? — Il est juste d’associer à ces moyens de défense les transformations qui, subies par un corps, le rendent moins offensif; tels sont ces acides qui se sulfoconj liguent ou ces sels ammoniacaux qui deviennent de l’urée.
Dans ces conditions, c’est pour ainsi dire le poison qui atténue le poison ; dans d'autres circonstances, l'action de défense dérive des modifications imposées à ces substances