PATIIOGÉNIE NOUVELLE DE LA FIÈVRE TYPHOÏDE
des ecchymoses, des hémorragies, des ulcérations du caicurn ; l'analyse décéléra dans les parois le corps f du délit. Pour les toxines, pour les matières extractives, 1 il s’agit aussi d’élimination; toutefois des phénomènes f vaso-moteurs interviennent.
Nul n’ignore la nouvelle conception de la dothiénenterie basée par Sanarelli sur de telles données ! Cet auteur estime que le début du mal a lieu hors du tube digestif, ; dans les lymphatiques ; puis, à un moment donné, les toxines font irruption dans l'iléon, engendrant l’entérite, ; la congestion, les ulcérations des plaques de Peyer.
Avec cette conception, on comprend pourquoi l’anti- ] sepsie intestinale n’a d'influence que sur les infections secondaires et non sur le mal lui-même, sur le virus, dont le siège initial est hors de ses atteintes. — Le choléra répond-il, pour une part, à cette conception pathologique? D'aucuns le pensent.
Qu’on n’aille pas invoquer, en faveur d’une origine intestinale directe, les diarrhées prémonitoires ! Ces ; diarrhées ne sont que l’annonce de l’affaiblissement de l’organisme ; elles 11e sont pas le mal, elles sont la phase qui le prépare ; elles correspondent à la formation des poisons qui vont débiliter l’économie en 1 intoxiquant.
Messieurs, jusque-là nous apercevons pour l’organisme un mode de défense, celui qui consiste à déverser dans la cavité digestive, hors des milieux clos, une série de composés nuisibles. Mais comment 1 économie est-elle protégée contre ces composés venus des organes profonds aussi bien que contre les éléments dérivés du monde extérieur ou nés dans l’iléon? Comment est-elle mise à l’abri de leur résorption? A des agents morbifiques multiples correspondent des défenses nombreuses !
DÉFENSES : expulsion; précipitation; CIRCULUS. 167
Une défense sans cesse en action n’est antre que le mouvement plus ou moins continu qui pousse les matières accumulées tlans le tube digestif vers l’extrémité de l’intestin grêle, pour les conduire ensuite dans le côlon, de là à l’extérieur. 11 estjclair que l’activité, que l’intensité de ce mouvement, qui dépend des parois musculaires, de la sensibilité do la muqueuse, des réactions nerveuses, confèrent à ce mode de protection une efficacité variable, comme le prouvent les accidents de la constipation, de la rétention; l’état du sympathique, du pneumogastrique entre en ligne de compte, car vous n’ignorez pas les intéressants travaux qui, dans ces derniers temps, ont précisé les fonctions d’excitation ou d’arrêt de ces nerfs vis-à-vis des phénomènes de péristaltisme.
La précipitation d’une partie des composés biliaires ou du contenu intestinal, celle de différentes sécrétions constituent également une heureuse condition protectrice. Sous cette forme, l’absorption est lente, dilficile ; les ma- • tières présentent une surface aussi réduite que possible. Voilà pourquoi le maintien de ce contenu à l’état liquide est défavorable à la résistance de l’économie.
Il convient également de compter avec la reprise d’une part plus ou moins considérable de ces produits toxiques par la circulation porte; cette reprise vise de préférence les éléments delà bile; le foie les arrête, les métamorphose, les rend inofïcnsifs ou les élimine par le cholédoque ; en tout cas les milieux clos éloignés les ignorent.
Le mucus forme à la surface do la muqueuse une couche protectrice, véritable vernis isolant; si on ajoute à ce facteur 1 épaisseur de cette muqueuse, ses différentes couches, son épithélium, on reconnaît que tout n est pas pour le mieux, quand il s’agit de la rapidité de 1 absorption. D’un autre côté, le mouvement de sécré-