LE DIABÈTE PANCRÉATIQUE
tion permet de comprendre la rapidité foudroyante de certains amaigrissements ! Ni les hydrocarbonés, ni les féculents, ni les graisses, ni les albumines ne subissent alors des métamorphoses totales, absolues !
Du reste, c’est aussi en intervenant à titre de glande interne que le pancréas concourt à assurer l’intégrité de cette résistance organique. — Depuis les mémorables expériences do Chauveau qui nous ont appris que le sucre se détruit dans les tissus, depuis que des travaux multiples ont établi que l’énergétique musculaire dérive eu grande partie do ce sucre, ce sucre de plus en plus est apparu comme l'un des agents dont la parfaite distribution, dont la juste proportion, -avec celle de l’oxygène, importent le plus au fonctionnement de l’organisme. Or, c’est sur cette distribution, sur cette proportion que le pancréas fait porter l’intensité de ses efforts de glande interne.
Lancereaux avait remarqué que des lésions intéressant ce viscère coexistaient avec des formes spéciales du diabète sucré; il avait môme rapporté à ces lésions la cause de cette affection, s'efforçant de distinguer la modalité clinique correspondante. Toutefois, on découvrait des diabètes sans aucune modification pancréatique; quelques doutes subsistaient.
Minkowski, von Mering ont levé toutes les hésitations, en montrant de la façon la plus décisive que l’ablation dé cette glande entraîne promptement l’hyperglycémie, par suite la glycosurie.
11 faut, d’ailleurs, que la quantité supprimée ou détruite soit considérable; quelques parcelles oubliées suffisent pour s’opposer à toute perturbation, surtout si ces parcelles s bypertrophient, si ou leur donne le temps nécessaire à la réalisation de cette hypertrophie.