‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 166 sur 261 · GRAISSE ET DÉPENSE DE L'ORGANISME · texte numérisé non relu

GRAISSE ET DÉPENSE DE L'ORGANISME

pas toujours aussi évidente que celle de la glycogénie ; néanmoins, à examiner les choses do près on en trouve des preuves indéniables ; l’analyse du parenchyme livre des principes gras en assez grande abondance. Normalement, ces principes sont convertis en glycogène ; toutefois, pour subvenir à des besoins spéciaux de l’organisme, c’est sous cette forme de graisse que cette matière parfois est détenue, que la femelle pleine la garde à titre de réserve pour l’employer à la formation des tissus du lœtus, au développement fontionnel des mamelles; c’est sous cette forme aussi que la conserve l’oiseau qui réclame pour son vol des agents plastiques, respiratoires, dynamophores de premier ordre ; c’est encore sous cette forme que ce viscère retient une partie des produits mal oxydés, quand l’oxygène vient à manquer, en particulier chez les bacillaires.

Ainsi le foie protège l’économie en subvenant à ses exigences énergétiques, en lui fournissant à l'aide de la graisse un élément réparateur, thermogène, élément toutefois inférieur à cet égard au glycose, mais néanmoins fort appréciable ; aussi est-il légitime à ce point de vue de rapprocher ces effets de ceux qui découlent de la fonction glycogénique. A certains moments, au cours de la lactation, ces réserves mettent obstacle à l’usure qui résulterait du gaspillage du sucre, du véritable surmenage que subiraient les tissus placés dans l'obligation de sécréter le lait, s'il n’existait pas quelque part des produits spéciaux. De plus, lorsque les processus de combustion se ralentissent, il est bon de rassembler en un point déterminé les déchets insuffisamment métamorphosés, au lieu de les laisser librement circuler.

Kn somme, grâce à cette fonction, la glande hépatique assure la résistance de l’économie en dispensant aux

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