FORMATION DE LA GRAISSE PAR LES CELLULES
Brault, contiennent ce glycogène à doses variables.
L’anatomie ou plutôt la physiologie comparée nous apprennent l’extrême abondance des corps gras dans le foie d’une série d’oiseaux ou de poissons. La lotte, par exemple, possède normalement un bloc adipeux en guise de parenchyme hépatique, et pourtant ses voies biliaires contiennent la bile la plus irréprochable en matière de pigments. — De telles constatations conduisent à se demander si, chez certaines espèces, cette bile ne proviendrait pas partiellement des épithéliums des canalicules, suivant l’ancienne hypothèse de l’existence des deux glandes se pénétrant réciproquement, imbriquées l’une dans l’autre. Il est incontestable que les éléments cellulaires des îlots concourent à la genèse de cette sécrétion; mais nous ne parlons que de quelques espèces; en outre, nous ne faisons allusion qu’à des fonctions de suppléance ; cette sécrétion biliaire dériverait et des cellules mêmes du foie et des cellules de revêtement.
Quoi qu’il en soit de cette question que trancheront sans doute des recherches en cours, on peut encore invoquer, en faveur de la fonction adipogène, les processus pathologiques accumulant ces principes ternaires dans la glande abdominale, chez les tuberculeux plus particulièrement, bien qu’à la vérité dans ces conditions il s’agisse plutôt de dégénérescence. — Il est également permis de rappeler que l’économie fabrique de la graisse; lorsqu'on donne aux animaux soumis à l'engraissement, spécialement aux oies, des corps ternaires ou des matières protéiques, on voit dans un cas comme dans l’autre cette matière adipeuse se déposer en raison de b, de 10, de 17 grammes par vingt-quatre heures.
Tous ces faits concourent à montrer que le foie retient ces produits. Dans l’espèce humaine, cette fonction n’est