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TOXICITÉ DU SANG PORTA L. — POISONS INTESTINAUX

bile, à I et à 6 ; l'urine, à 34 et à f»7 ; les sels ammoniacaux obéissent à ces influences, à la condition de posséder un acide organique : les chlorhydrates échappent à cette action qui atteint les lactates, les carbonates.

Il va de soi que ces expériences sont toutes susceptibles de quelques reproches. — Le corps toxique qui pénètre par cette voie portalc subit une première dilution dans le lac hépatique, puis une seconde dans la circulation générale, avant d’intéresser le bulbe, les centres nerveux; la substance qu'on dépose dans les vaisseaux périphériques n'est soumise qu’à cette seconde dilution, du moins pour une grande partie. D'un autre côté, cette substance chemine plus rapidement que celle ([u on a confiée au système porte. Aussi convient-il de répéter ces essais en se servant d'une seconde technique, de celle qui consiste à faire agir, sur des volumes égaux d’une unique solution, des poids égaux de foie, de muscle, de rein, pour injecter ensuite les extraits.

Quoi qu'il en soit, ces résultats, pour la plupart, conservent des valeurs relatives grâce à la netteté des écarts observés ; ces écarts sont, en efTet, tels que les causes d’erreur ne peuvent en changer le sens. Du reste, pour une foule de produits on a mis en jeu la seconde technique, autrement dit l'action directe du tissu sur ces produits, par exemple, sur la strychnine, sur la nicotine, même sur des matières minérales que ce tissu retient. Le foie exerce donc une véritable fonction anti toxique vis-à-vis d’une foule de composés, dont font partie des acidds qui en se sulfoconjuguant perdent, d’ailleurs, une part de leurs effets offensifs.

Beaucoup de ces composés sont apportés par la veine porte ; aussi, quand on lie ce vaisseau, quand on le rétrécit, on voit augmenter la toxicité du sang des réseaux

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