PROTECTION PAR L’ATTÉNUATION DES POISONS
d’ailleurs, ce que démontre 1 expérience qui consiste à injecter l’extrait des fcces à des grenouilles les unes normales, les autres privées de cette glande biliaire; il faut 1 à 2 centimètres cubes pour faire succomber celles qui ne sont plus en possession de ce viscère ; il faut 3 et 4 pour obtenir le même résultat chez celles qui sont saines.
Poursuivant cet ordre de démonstration, Ilisso a vu le coefficient urotoxique passer de 0,48 à 0,93 quand la veine porte est liée ; il a pu, dans ces conditions de ligature, faire fléchir ce coefficient à 0,81 en remplaçant la viande des aliments par du lait, preuve de l'origine alimentaire, digestive, d’une partie de ces poisons.
Pour SchifT, le mécanisme de la mort, dans ces circonstances, relève d’un processus toxique; pour d’autres auteurs, il y a lieu de tenir coinute de l’anémie cérébrale, des actions réflexes.
Ainsi, tout concourt à montrer que la glande biliaire reçoit de nombreux éléments toxiques ; tout concourt également à établir que cette glande atténue, métamorphose ces éléments.
Comment s’opèrent ces atténuations, ces métamorphoses autrement dit ces défenses de l’organisme? Tanret, chauffant en vase clos de l’ammoniaque et des alcaloïdes, voit fléchir les propriétés nuisibles de ces alcaloïdes. Peut-être dans le parenchyme hépatique, pourvu de ces corps, des phénomènes analogues se passent-ils? En tout cas, ce qui paraît nécessaire, c’est, pour une part au moins, la présence du glycogène, comme l’a indiqué Roger. Cette nécessité veut-elle dire que ce glycogène est la cause directe de ces changements, ou bien indique-t-elle simplement qu’il faut de la part de la cellule une parfaite activité? Je penche plutôt pour cette interprétation. D'un côté quand ce glycogène est absent, cette cellule est malade,