VARIATIONS DE LA CELLULE HÉPATIQUE
lignes, sont toujours les mêmes, parce que ces conséquences dépendent en partie d’un élément qui lui est unique, à savoir la cellule hépatique.
Les variations de ces désordres dépendent en partie des variations mêmes de cette cellule. Quand on l’observe dans la série des êtres, on reconnaît, avec Léonard, Eijkman, Ferrara, qu’elle change sous rinfïuence des saisons; elle renferme en hiver des réserves qui l’été disparaissent; d’après Lahousse, la digestion la rend granuleuse; la nature des aliments, la température, les réactions nerveuses, les maladies, d’après Viol la complétant ce que j’ai signalé avec Kaufmann, font osciller sa richesse en glycogène; suivant Barfurth, elle peut contenir des granulations calcaires en rapport avec la constitution du revêtement externe de certains animaux, etc., etc.
Cette cellule n’est donc pas toujours identique à ellemême; ces diverses modalités font comprendre comment on enregistre, dans la pathologie hépatique, à côté d’accidents invariables, des modifications symptomatiques; la pathologie la ramène parfois à des types inférieurs.
Peut-être même ces modifications tiennent-elles à d’autres causes encore mal élucidées? Plus on étudie, plus on admet que les opérations intimes, que les échanges sont l’œuvre non plus des cellules elles-mêmes, mais des ferments qui en dérivent ; l’acte vital consiste dans la genèse de ces ferments ; l’opération chimique consécutive est d’essence morte ; il y a toujours manifestation de la vie, toutefois l'heure, le moment sont déplacés, anticipés.
Qui ne conçoit, s’il en est ainsi, que la qualité ou la quantité de ces ferments destinés à agir sur les albumines, les sucres, les graisses, etc., n’aient une grande importance, n’apportent également des éléments de variations dans les phénomènes engendrés?