CONSÉQUENCES DE L’INSUFFISANCE HÉPATIQUE
guérissent par une simple ponction ! Une telle évolution n’indique pas l’intervention d’un agent vivant.
D’ailleurs, dans les diathèses, au cours des affections où seuls des produits non figurés sont en cause, il n’est pas exceptionnel de constater des détériorations de ce viscère, bien que ces détériorations soient ordinairement moins profondes ou moins rapides dans leur marche que celles qui font suite soit à l’infection, soit à des maladies d’appareils, soit à des désordres physiques ou mécaniques.
On saisit la grande portée des défenses organiques qui relèvent des fonctions du foie; il est possible de mettre en relief l’importance de ces défenses en rappelant les accidents qui éclatent, lorsque cette glande est au-dessous de sa tâche.
Cette insuffisance s’accompagne de perturbations nerveuses, de délire, de convulsions, de spasmes, de troubles digestifs, de vomissements, d’entérite, de dyspnée, do congestions parfois réflexes du poumon ; elle s’accompagne encore de modifications sécrétoires, urinaires, gastriques, sudorales, d’hémorragies, de palpitations ou de lenteur du pouls, d’altérations de la crase sanguine, d’oscillations thermiques ; on observe également des lésions thyroïdiennes, lésions de vicariance pour Lugli, des altérations spléniques, rénales, etc. ; ce parenchyme du foie contient, du reste, des principes toxiques généraux unis à des éléments spéciaux, dont les uns sont favorables à la conservation de la fluidité du sang, dont les autres hâtent la coagulation, etc.
Les facteurs étiologiques, cancer, alcoolisme, malaria, syphilis, cirrhose, etc., aptes à engendrer ces altérations sont variés; nous n’en sommes plus à aller de l’alcoolisme à la syphilis, de la syphilis à l’alcoolisme. Or, quel que soit ce facteur, les conséquences, dans leurs grandes