DÉFENSES ANATOMIQUES, PHYSIQUES DES VOIES GÉNITALES
mes. Une telle constatation, une communication permanente avec l’air, les fonctions physiologiques de ces territoires, les modifications qui peuvent survenir, toutes ces conditions nécessitent l’intervention de défenses aussi multiples qu’actives.
En premier lieu l’acidité des sécrétions vaginales atténue la vitalité des germes; le mucus joint son influence bactéricide à celle de ces sécrétions; les affaiblissements que cause ce produit le plus souvent sont tels que, si on puise à ce niveau, on n’obtient que des espèces impuissantes à engendrer des accidents.
À ces défenses chimiques s’ajoutent des protections anatomiques ; l’épithélium est résistant, surtout au niveau du A'agin ; ses facultés d’absorption sont des plus réduites ; c’est ainsi que, d’après Sanchez Totedo, d’après Parascandolo, les germes introduits par cette voie sont difficilement inoculables.
Il convient môme, dans quelque mesure, d’invoquer, à titre de protections mécaniques, la disposition des organes, le rétrécissement de l’utérus au niveau du col, d’autant plus que, chez les vierges, chez les femmes qui n’ont jamais eu de grossesse, ce canal cervical est suffisamment étroit pour qu’un bouchon muqueux puisse l’obstruer ; il y a là une sorte de fermeture interceptant la communication entre le corps et l’air extérieur, filtrant tout au moins partiellement cet air.
Toutefois, la maladie, lesmétrites, les tumeurs, les ulcérations, plus encore la plaie placentaire font disparaître partiellement ces défenses ; au niveau de cette plaie placentaire se réalisent, d’une part, l’absorption des poisons solubles, d’autre part, l’inoculation, le passage des microbes; l’expérimentation s’unit à la clinique pour l’établir.