PRÉDISPOSITIONS DE LA PUERPÉRAL1TÉ
D ailleurs, chez l’accouchée, les désordres ue se bornent pas h la disparition de ces défenses épithéliales; le choc nerveux, l’hémorragie, les modifications de la nutrition, etc., apportent leur contingent de perturbations. Il serait utile de déceler une caractéristique chimique, une donnée précise, positive, tangible, destinée à montrer ce que peut être ce changement désigné sous le nom de variation du terrain; l’attention se trouve portée sur le fer, en raison de l’abondance de ce corps dans le foie du fœtus, alors que le lait n’en contient que fort peu. Dans ces conditions, on est en droit de supposer que ce principe dérive de la mère, que l’économie maternelle s’est dépouillée d’un élément dont l’influence sur le développement de l’infection n’est plus à démontrer. Chacun sait, en effet, en dehors des expériences anciennes telles que celles de Raulin qui placent en lumière le rôle des substances minérales, que de récents travaux, ceux de Bertrand par exemple, aboutissent à ces mômes conclusions. Les dosages ferriques que je vais poursuivre dans ce but, avec Guillemonat, pourront peut-être permettre de dégager des résultats.
S’il était besoin de prouver la nécessité des défenses génitales, comme aussi la réalité de la débilité, de la réceptivité de l’organisme de l’accouchée, on n’aurait qu à rappeler le nombre, la fréquence des infections puerpérales aux époques antérieures à l'antisepsie, comparés au nombre, à la fréquence de ces mêmes infections à l’heure actuelle. La notable diminution enregistrée à propos de ces accidents démontre clairement que des parasites venus du dehors, apportés par les mains, les instruments, les pansements, pénètrent aisément quand les protections font défaut, lorsque les tissus sont en état d opportunité.
Le plus ordinairement, aujourd’hui, le mal se limite