LES MICROBES VECTEURS DE DIASTASES
dépassé celle qu’on obtient en éduquant ces agents dans des bouillons plus ou moins riches en liquide sanguin.
Dans une seconde série de recherches, j’ai tenté de voir si ces infiniment petits peuvent fixer la papaïne ; j’ai suivi la même technique ; j’ai fait vivre ces parasites dans des liquides contenant des proportions progressivement croissantes de papaïne. Si, par la suite, lorsque ces bacilles pullulent depuis quelque temps dans des infusions absolument dépourvues de celte diastase, on fait les réactions classiques, si on s’efforce de constater la métamorphose peptonique de l'albumine, on enregistre, comme je l’ai reconnu avec Desgrez, des transformations incontestables. Toutefois, si on fait agir l’eau légèrement alcalinisée par du carbonate de soude, à 30 ou 40°, sur du blanc d’œuf, cette opération de contrôle donne aussi ces réactions ; dès lors, la conclusion n’est pas permise ; dès lors, de nouvelles tentatives sont nécessaires. En tout cas, cet attribut des hydratations mérite d’être signalé ; il ouvre la porte à des interprétations sans nombre faciles à concevoir.
Une objection capitale se dresse devant cette conception. Si, en effet, on imagine aisément qu’une diastase puisse être greffée sur un microbe, on comprend plus difficilement que cet élément se retrouve chez les descendants de ce microbe : j’avoue que la réponse n’est pas facile.
Néanmoins, en admettant comme impossible cette sorte de transmission de génération en génération, il n’en serait pas moins vrai que, dans l’intestin par exemple, où des ferments figurés et des produits diastasiques ne font pas défaut, des milliards de germes pourraient s’imprégner de ces éléments. Et, d’ailleurs, à la condition de prévenir, de dire qu’on émet des hypothèses ou qu’au besoin on rêve, il n’est pas défendu de concevoir.