ÉDUCATION DES BACTÉRIES. — RÔLE DU MILIEU
lésions ulcéreuses, lésions scléreuses, gommeuses, etc.
En général, les microbes, bûtes habituels de nos cavités, se révèlent peu actifs ; aussi est-on frappé de la fréquence de la virulence de ces mômes agents, quand ils séjournent dans un utérus où se font des fermentations; ils paraissent subira ce niveau une véritable éducation.
A cet égard, il est juste de remarquer qu’après l’accoucliement, différents éléments, des sérosités, du sang, des caillots, etc., s’accumulent dans la cavité génitale; dans cette cavité, à 38°, ces éléments se putréfient, et c’est au contact de ces composés putrides que s’exaltent les germes introduits dans cet utérus par la main ou les instruments. On dirait qu’imprégnés par ces principes toxiques ces parasites deviennent capables de les reproduire. Malheureusement, quand on va au fond des choses, quand on s’efforce de pénétrer le mécanisme intime de ces phénomènes, on est réduit à des hypothèses.
D’un côté, les agents pathogènes agissent par leur protoplasma ou par des corps soudés à ce protoplasma. Me rappelant, d’un autre côté, l’expérience de AYurtz fixant la papaïne sur la fibrine, j’ai comparé les granulations protéiques microbiennes à ces granulations fibrineuses également protéiques; je me suis demandé s’il ne serait pas possible de greffer sur ces microbes des toxines qui sont, en définitive, des diastases plus ou moins comparables à cette papaïne. Dans ce but j’ai cultivé des bactéries absolument dépourvues d’action pathogène, le bacille subtil, par exemple, dans des milieux additionnés de quantités croissantes de produits diphtériques; puis, après ces cultures, j’ai transplanté ces bacilles dans des bouillons purs ; j’ai pu, dans quelques cas, avec de Nittis, augmenter leur virulence, mais cette augmentation s’est révélée toute passagère; elle n’a, du reste, pas