PROPRIÉTÉS DES TESTICULES
Ces tissus, en effet, paraissent influencer la nutrition; l'injection de leurs extraits a fourni des résultats entre les mains de Knauer, de Spillman, d’Étienne, de Jacobs, en particulier dans le traitement des métrites, de la dysménorrée, des troubles de la ménopause, de la chlorose ; d’un autre côté, Mainzner, Chroback, Lissac, Muret, Seligmann, Mond, Carlo-Fcdeli, Jayle, Landau, Federoff, etc., insistent sur les changements anatomiques ou fonctionnels qu’entraîne l'ovariatomie double, changements portant aussi sur les facultés intellectuelles ; Ferré, Bestion ont usé du suc ovarien chez des cobayes délivrées.
Toutefois, c’est surtout l’étude des propriétés du testicule qui a fixé l'attention. Les idées poussées à l’extrême, la malveillance, le dénigrement, l’envie, plus souvent qu’on ne croit l'ignorance, se sont plu à obscurcir ce sujet, à barrer la route au progrès, comme si le mauvais vouloir, qui peut assurément ralentir ce progrès, était capable d’empêcher la manifestation définitive de la vérité. Aussi, qu’on le veuille ou non, c’est ici qu’est née cette grande question des glandes internes ; c’est à Brown- Séquard que revient l'honneur de cette conquête, une des plus importantes de la physiologie contemporaine. Certes, je suis le premier à reconnaître les excès, les exagérations; je sais ce qu’il convient de penser de la guérison d’une foule de maladies obtenue par l’injection de liquide orchitique ; j’ai personnellement mis en œuvre cette méthode sur le terrain expérimental contre le charbon, la morve, la diphtérie, le tétanos, l’infection pyocyanique sans observer autre chose, contrairement à Uspensky, que de légères survies d’ailleurs inconstantes; je sais également que dans les névroses, dans les affections matérielles du système cérébro-spinal,