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TROUBLES PRODUITS PAR LEUR SUPPRESSION

dans les anémies, dans les intoxications, dans les dyscrasies, dans les maladies de la nutrition, les effets protecteurs de ce suc n’ont rien d’absolu. Néanmoins, à côté des échecs, en dehors de la suggestion, on enregistre quelques services évidents le plus souvent d’ordre général : relèvement de la pression, de la tonicité, augmentation des forces, action diurétique bienfaisante provoquée, du reste, en injectant différents extraits.

D’ailleurs, en dehors des faits cliniques, l’expérimentation livre ses enseignements, car nul ne pourrait nier les modifications liées à l’ablation du testicule! Personne n’ignore, en effet, les phénomènes plus d’une fois constatés du côté de la taille, du système osseux, du tissu cutané, de l’appareil pileux, des matières grasses. Personne n’ignore les changements en rapport intime avec la puberté, les synergies manifestes entre la naissance de ces organes génitaux à la vie spécifique et le corps thyroïde, comme il en existe entre ce corps thyroïde et le corps pituitaire; personne n’ignore les désordres de la ménopause, autrement dit les conséquences de la disparition de leur activité. Il y a lieu de remarquer que ces viscères ont une existence physiologique distincte de leur existence anatomique; ils meurent fonctionnellement d’une façon prématurée, tandis que les attributs des diverses cellules, attributs biliaires, salivaires, etc., disparaissent avec elles.

À l’aide de l’ergographe, Vitto Ci prioti a enregistré une augmentation do force à la suite de l’injection de ce suc ; Hénocque a observé l’accroissement de l’hémoglobine ; Chabrié a vu s’élever les proportions de l’urée.

Quelques auteurs, avec Pœhl, attribuent ces effets à la spermine, principe décelé non seulement dans ces organes génitaux mais aussi dans le thymus, dans le corps

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thyroïde, dans la rate, dans le pancréas, dans le sang, dans les leucocytes, dans la prostate, tissu qui à cet égard peut se réclamer des glandes internes; ce principe, capable de former des sels, des chlorhydrates, provoque un accroissement des leucomaïnes urinaires, accélère le mouvement nutritif, porte le rapport de l’azote urinaire à l’azote total de 87 à 97 p. 100; il facilite les oxydations, partant abaisse la toxicité des poisons internes ou microbiens ; il défend l’économie contre les auto-intoxications ou les infections.

Ce mécanisme oxydant n’est pas seul à présider à la genèse de ces défenses ; il semble, d’après quelques recherches, que ces sécrétions internes, qui comprennent des matières protéiques, des ferments, des composés alcaloïdiques, agissent aussi par des procédés antitoxiques; elles interviennent également en modifiant le métabolisme des échanges, en stimulant les cellules, plus spécialement les neurones, les réflexes, tout le névraxe.

Ainsi, en dehors de la propagation de la race, la défense de l’organisme, le maintien de son énergie apparaissent comme liés, pour une part, à l’intégrité fonctionnelle de ces glandes génitales ; l'heure de leur disparition physiologique marque l’heure de la diminution des forces, l’approche de la sénilité.

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