EXPÉRIMENTATION. — PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE
on ne sait au juste ce qu’est ce corps, mais on sait (ju il existe.
M’inspirant de ces expériences de lîrown-Séquard et de d'Arsonvnl, je dispose des cages sur deux lignes parallèles, cages 1, 2, 3, 4, 5, puis, à côté, cages a. b, c, d, e; dans chacune je place deux cobayes, tous semblables, sauf les six des récipients 1, 2, 3, qui ont reçu sous la peau un demi-centimètre cube d'une culture pyocyanique active.
Dans ces conditions, si, pendant quatre semaines, on soumet, durant trois à cinq heures par jour, ces animaux à ces inhalations, en remplaçant les cobayes inoculés qui succombent, on constate que ceux de ces animaux qui sont dans les cages 4 et 5 maigrissent plus que les autres ; d’autre part, quand on les inocule, en môme temps que les six des cages correspondantes d et e, on reconnaît une diminution dans la résistance. Or, une seule cause apparaît capable d’expliquer ces différences, c’est qu’à l’air respiré par ces sujets qui deviennent plus débiles il a pu se mélanger quelques principes émanés des voies respiratoires de ceux qui sont infectés.
Une chose est certaine, c’est que ce bacille pyocyanique fabrique des substances volatiles ; il suffit de flairer ses cultures pour les distinguer entre mille ; d’un autre côté*, parmi ces toxines volatiles, les unes sont nuisibles, les autres, suivant Gamaleïa, Jîruhl, sont vaccinantes. — En plaçant, en avant de ces rangées, un flacon à demi rempli de ce liquide de culture stérilisé, on peut, avec cette unique modification apportée au dispositif expérimental, étudier les effets de ces sécrétions bactériennes instables.
J’ajoute que Livierato arrive à des conclusions identiques, à savoir que la physiologie pathologique indique