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DÉFENSE PAR L’ÉMONCTOIRE PULMONAIRE

Avant toute théorie, l’observation a prouvé que la vie en plein air favorise la guérison. Il y a déjà longtemps que Socin, à Bâle, a placé pour la première fois les sujets de son service sous des abris largement ouverts, dès que la saison le permet ; cette pratique suivie pour le plus grand profit des malades tend à se généraliser.

Quand, à la suite d’un séjour plus ou moins prolongé dans une salle d’hôpital encombrée de typhiques, de pneumoniques, de grippés, on contracte une de ces affections, il est légitime de se demander si ce résultat est attribuable à un germe venu do ces infectés, exalté par le passage dans leur économie, ou bien à une débilitation conséquence de la pénétration des principes volatils, des toxines exhalées par ces malades? De tous les poisons, nul n'ignore que ce sont ceux que les bactéries fabriquent qui sont les plus prédisposants à l’action des virus.

S’il était nécessaire d’appuyer cette démonstration, je pourrais rappeler que, dans la gangrène pulmonaire, l’air expiré entraîne des produits spéciaux ; il en est de même dans la dilatation des bronches, dans le cas où des processus fermentatifs se développent dans une caverne, dans une cavité creusée dans le tissu pulmonaire.

L’organisme se protège donc contre certains poisons, en les conduisant à l’extérieur grâce aux organes respiratoires. — Ces organes interviennent peut-être également à titre de glande interne ; Démons et Binaud, Arnozan, Brunet, de Grande, etc., ont utilisé ce tissu en opothérapie.

La peau élimine des corps gras, des acides, quelques sels, un peu d’urée, surtout de l’eau. Il faut bien se garder de croire qu’un litre de liquide aqueux qui sort par celte surface emporte une somme de poisons égale à celle que ce même volume entraîne lorsqu’il s’échappe par l'intestin, plus encore par le rein.

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