ÉLIMINATION DES BACTÉRIES PAR LE REIN
injection entraîne sur-le-champ des perturbations spécifiques.
Il n’en demeure pas moins établi que ces sécrétions, dans plus d’un cas, s’échappent par le rein ; elles lèsent ce viscère ; elles ouvrent la brèche par où sortent ensuite les bactéries. Il est curieux d’examiner les capillaires rénaux à des moments choisis chez des animaux contaminés; ils peuvent apparaître remplis de microbes, alors que les tubes à revêtement intact n’en contiennent pas un seul; peu de temps après ce revêtement se détériore : ces microbes passent. D’ailleurs, étudiez la durée de ce passage ; vous la réduirez en faisant pénétrer, avec Berlioz, quelques traces de cantharidine, c’est-à-dire un des principes les plus aptes à détruire la barrière. Il en est de cet épithélium comme des autres revêtements des muqueuses ; en parfait état ces tissus se laissent difficilement traverser, mais leur résistance fléchit à mesure que fléchit leur intégrité anatomique.
Une conséquence hygiénique dérive de ces données ; il faut avoir souci des urines, liquide capable de diffuser le mal ; d’autre part, ces notions livrent parfois le secret de telle prétendue spontanéité, par exemple de celle de la rage d’un chien surveillé, qui n’a jamais été mordu, qui pourtant contracte la maladie; cet animal s est peut-être contaminé au contact d’une pierre humide de l urine autre chien d’un rabique!
Qui ne conçoit l’étendue des oscillations de la toxicité urinaire en rapport avec l état des reins ! La disparition des glomérules, des filtres, la sclérose des tubuli, partie glandulaire de l’organe, s’opposent au passage des matériaux solides, nuisibles ; il en sort juste assez pour que l’eau soit additionnée d’un peu de sel, pour que cette eau ne dissolve pas les globules rouges; aussi,