‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 22 sur 261 · LE PROGRÈS DANS LES SCIENCES · texte numérisé non relu

LE PROGRÈS DANS LES SCIENCES

des bacilles, de la contingence de la virulence, des variations bactériennes, la rareté de la multiplication de ces parasites dans le sang, la prédominance de l influence des toxines ; ces toxines sont aptes à engendrer, en touchant aux organites, des désordres morbides ou les bienfaits de l’état réfractaire ; elles sont propres par conséquent à créer des lésions ou à conduire à la sérothérapie, etc.

Le nombre de ces progrès est tel qu’il est permis de répéter avec Goethe, en songeant à la variété de ces notions expérimentales : « L' expérience corrige l'homme tous les jours. » — La rapidité de cette évolution est si considérable que déjà le chercheur le plus humble connaît des choses que Pasteur ignorait; semblable à un pygmée hissé sur les épaules d’un géant, il découvre un horizon plus étendu que celui du Maître.

Il n’est pas impie de parler de la sorte ; car, si un savant ajoute des connaissances à l’ensemble des notions acquises, d’autre part il détruit quelques-unes des opinions de ses prédécesseurs ; il enseigne ainsi l'insoumission aux autorités morales, insoumission parfaitement conciliable avec le respect des personnes. D'un autre côté, un expérimentateur ne découvre jamais l’absolu, tout au moins dans les sciences d’observation; s'il en était autrement, cet absolu comprenant tout, nous n'aurions plus qu'à fermer nos livres; nous pourrions de la sorte satisfaire notre tendance au repos, mais nous mécontenterions notre appétit de curiosité. A cet égard, on peut se rassurer ; il n’est que trop aisé de voir les facilités qu’auront nos successeurs à être plus instruits que nous, perspective de nature à rendre modeste le travailleur le plus favorisé.

Du reste, plus une science avance , dit Cl. Bernard,

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