THÉORIES. — ŒDÈME CÉRÉBRAL. — URÉE
proportion donne 56 p. 100 pour ces principes minéraux, 30 pour ces produits organiques, 14 pour ce corps isolé, l'urée. Ces chiffres se modifient, d ailleurs, suivant une foule de conditions, en particulier suivant les espèces * chez le lapin la toxicité des sels atteint iS a 80 p. 100 ; chez le cobaye elle est de 75.
La mise en évidence de ces toxicités multiples condamne hautement les théories exclusives qui ont prétendu tout expliquer en faisant intervenir un seul produit.
Odier, Coindet, Traube ont invoqué une action mécanique, l’œdème cérébral ; mais, d un côté, 1 hydrocéphalie, des épanchements séreux méningés, ventriculaires ne provoquent pas toujours le tableau de l’urémie; d’un autre côté, à la suite de ces accidents ui émiques, on ne découvre pas invariablement une surabondance séreuse. Munck a, du reste, inutilement tenté de les reproduire en injectant des volumes d’eau plus ou moins considérables; il n’est pas, d’autre part, illégitime de penser que ces hydropisies peuvent être la conséquence soit des modifications anatomiques des parois, soit des variations survenues dans la vitesse ou dans la pression, soit encore des adultérations dyscrasiques.
Une analyse expérimentale précise ce qu’on doit penser des accusations portées contre l’urée; ce corps entre pour une faible part dans la genèse des désordres enregistrés ; sa toxicité n’est environ que le huitième de la toxicité totale.
Si on concentre le contenu vésical, si en chauffant on fait disparaître les éléments volatils, odorants, loin d’abaisser les propriétés offensives, on les voit augmenter; ce résultat élimine l’intervention possible de ces cléments volatils ou odorants.
Avec Frerichs, Treitz, Grandeau, Bernard, Jasclis, etc.,