ORIGINES DES POISONS URINAIRES
ont point paru innocents. Vraiment c’est à se demander comment on opère et avec quels produits !
Nous savons actuellement que les sels minéraux possèdent chez l’homme les 4/10 de la toxicité, chez le chien les 6/10, chez le cobaye les 7/10, chez le lapin au moins les 8/10 ; nous savons également que ces urines renferment des éléments offensifs de nature organique, des alcaloïdes, des corps amidés, des pigments, des composés les uns solubles dans l’alcool, les autres insolubles, les uns retenus par le charbon, les autres filtrant sans être fixés.
Il est donc manifeste que la défense rénale s’exerce contre une série de poisons qui sont ainsi soustraits aux plasmas, aux milieux internes.
A celte multiplicité de nature constatée en étudiant ces poisons répond, du reste, une multiplicité d’origines. Les uns dérivent des aliments ; il suffit de remplacer les choux du lapin par du lait pour abaisser notablement ces qualités nuisibles : voyez plutôt l’expérience. J’injecte dans la veine de l’oreille l’urine mélangée de deux de ces lapins soumis au régime ordinaire ; dès le huitième centimètre cube la pupille se contracte ; au vingt-septième les convulsions commencent, au trentedeuxième la mort survient; l’animal a reçu 14 par kilogramme. J’injecte également dans la veine de l’oreille d'un second lapin l'urine de deux autres lapins prenant du lait depuis six jours, alimentation parfois mal aisée à faire tolérer; vous constatez que nous pouvons faire pénétrer des quantités infiniment plus considérables ; si on tient compte de la polyurie, si on calcule ce qu’ont pu produire 1000 grammes de matière vivante, on voit que cette toxicité a fléchi de près de moitié.
Or, ce sont les sels de potasse qui font en partie défaut,