PRÉDOMINANCE DE LA CELLULE
tact qui tient du merveilleux, qu’elle a tout à perdre à s’éclairer !
J’avoue ne pas comprendre comment celui qui ignore totalement le mécanisme intime d’un phénomène est plus apte à l’interpréter, à le combattre, que celui qui connaît parfaitement ses différents stades!
Quoi qu’il en soit, dans cette partie du domaine biologique qui s’offre à nos investigations les progrès sont innombrables, surtout depuis quelques années. Au milieu des modifications apportées à nos conceptions, un seul élément résiste aux variations : cet élément n’est autre que la cellule. Une pathologie cellulaire, moins étroitement anatomique que la conception d’ailleurs admirable de Virchow, est en pleine floraison ; aussi l’axiome classique omriia e cellulâ peut-il se compléter par cette formule : nihil sine cellulâ.
En dehors des cas où l’énergie de la cause est excessive, sans aucune proportion avec la moyenne de la résistance organique, aucun agent physique, toxique, infectieux, ne s’élève à la dignité de facteur étiologique, s’il ne parvient à détériorer la cellule au point de vue de sa structure, de ses fonctions, de ses sécrétions, autrement dit, au point de vue anatomique, physiologique, chimique; aucun agent, même vivant, le plus souvent ne prévaut contre cette cellule, si par avance une influence quelconque n’a fait fléchir les défenses qui l’entourent. — Messieurs, l’étude de ces défenses va désormais attirer notre attention et solliciter nos méditations.