ACTION ATTÉNUANTE, PROTECTRICE DE LA LUMIÈRE
malie est apparente; elle ne s’observe pas, si on place les bactéridies, par exemple, dans de l’eau pure où elles ne peuvent germer, dans un liquide privé d’air où les oxydations sont impossibles; c’est dire que les rayons lumineux imposent également des changements aux milieux, aux liquides, principalement par voie d’oxydation. Marschall Ward, Downes et Blunt ont établi, grâce à la méthode des écrans ou à la faculté d’absorption dont jouit le bichromate de potasse, que ce sont de préférence les rayons voisins du violet qui interviennent, qui détériorent ces cellules végétales ; or ce sont ces mômes rayons qui se révèlent générateurs du coup de soleil ou des altérations des cellules animales.
Avec d’Arsonval, j'ai réussi à mettre hors de doute ces particularités dans les cas où on s’adresse à une source lumineuse électrique; Pansini, Kruse ont analysé l’influence de la durée de l'insolation, celle de la richesse des cultures ; Elfving a prouvé que des divers actes de la nutrition c’est l'assimilation qui subit la plus forte modification.
Ces rayons solaires qui pénètrent partout, même au travers de parois qu'on supposait infranchissables , détruisent, atténuent, détériorent une foule d’éléments morbifiques extérieurs à l'organisme, tandis que cetorganisme retire de ces rayons, maintenus dans de sages limites, un réel bénéfice que traduit l’analyse de l'azote, de l’oxygène, de l’acide carbonique; sous de telles influences Bizzozero a noté l’augmentation de 1 activité globulaire, Sacerdoti celle des variations de forme.
D’ailleurs sur cette simple question de l'influence de la lumière, les travaux sont innombrables ; je ne puis que rappeler ceux de Janowski, de Ledoux-Lebard, de Palermo, de Dieudonné, de Geisler, de Baspe, de Kotliar, de Frankland, de Jamieson, de Tizzoni, deProcaccini, de
DÉFENSES CUTANÉES. — VOIE VASCULaIHÉ. 305
Hardy, de Sanfelice, etc., sans avoir la prétention de citer le plus grand nombre.
L’ancienneté suffit parfois pour atténuer la toxicité de certains produits, celle de l’urine, celle de quelques toxines ; il y a là des phénomènes plus ou moins spontanés rappelant ceux qui se passent chez les êtres vivants. On voit donc qu’à elle seule cette étude des défenses naturelles extérieures à l’organisme comporte toute une série de leçons.
11 en est de même quand il s’agit de l’influence des portes d’entrée sur la genèse des protections organiques.
D’une façon générale, en dehors des obstacles anatomiques constitués par les couches épidermiques superposées, en dehors des protections chimiques formées par les sécrétions sébacée ou sudorale, un virus qui pénètre par la peau épuise son énergie dans une série de luttes livrées contre les cellules fixes ou mobiles du derme, comme aussi dans les ganglions ; les travaux de Bezançonet Labbé ont établi que microbes et toxines provoquent, dans ces ganglions, de la leucocytose, une activité phagocytaire intense, des réactions kariokynétiques. Quand, au contraire, les agents morbifiques s’introduisent par la voie intraveineuse, la diffusion s’opère rapidement ; la gravité est habituellement plus accentuée. C’est ainsi que le pneumocoque qui pénètre dans les vaisseaux du fœtus détermine une septicémie plus redoutable que la pneumonie lobaire. Un foyer caséeux qui s’ouvre dans un capillaire fait naître une granulie infiniment plus rapide que la phtisie ulcéreuse. Tout est confondu dans la syphilis congénitale, lésions secondaires et lésions tertiaires ; aucune infection par les différences de son évolution ne montre aussi clairement la portée de ces protections placées à l’entirée; d’autre part, les résultats de
Cuaiuun. — Les défenses nutur. de l'organ. 20