‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 253 sur 261 · DIFFÉRENCES FONCTIONNELLES DES DIVERS ORGANES · texte numérisé non relu

DIFFÉRENCES FONCTIONNELLES DES DIVERS ORGANES

Ainsi quand un agent morbifique quitte les milieux extérieurs pour pénétrer dans l’économie, à chaque étape il rencontre des obstacles.

Tout d’abord, hors de cette économie, cet agent est soumis à l’action dépressive du froid, de la chaleur, do l’oxygène, des courants d’air, des vibrations, dont Sheurlen, Poehl, Bang ont indiqué les effets d’atténuation ; il subit l’influence de l’électricité, de la sécheresse, de la lumière, des radiations chimiques, do tous ces facteurs, dont l’intervention, à certaines périodes, permet de comprendre le rôle de l’ancien génie épidémique.

Arrivés au niveau des portes d’entrée, ces agents morbifiques se heurtent à un nouveau groupe d’obstacles; les uns, parmi ces obstacles, sont de nature anatomique, physique, les autres appartiennent à la catégorie des protections chimiques ou à celle des éléments cellulaires.

Tantôt ces agents ne dépassent pas ces portes d’entrée ; tantôt ils pénètrent en nombre trop restreint pour pouvoir adapter à leurs besoins, hydrater, peptoniser les tissus qui environnent la zone contaminée, pour sécréter ensuite leurs toxines. Néanmoins, surtout quand des traumatismes ou des plaies occasionnent une irruption brutale, quelques-uns se glissent parfois jusque dans les milieux clos. Or, c'est là que se trouvent accumulées les défenses les plus actives; c’est là, qu’il s’agisse de parasites ou de poisons solubles, d’éléments vivants ou de corps inertes, etc., e’est là que l'organisme met en œuvre les protections naturelles les plus variées.

Dans le nombre, il en est qui veillent au maintien de son parfait état de nutrition, afin de lui donner la solidité voulue. Le corps thyroïde, par exemple, s'inquiète du taux des échanges, échanges retenus par cet organe

Page 1