OSCILLATIONS DES DÉFENSES TI! ER MOGÉN ÉTIQUES
dans de sages limites, mais bien vite dépassées dans un sens ou dans l’autre, si cette glande disparaît ou s’altère. — Les glandes digestives préparent les matériaux destinés aux mutations nutritives; déjà la composition de ces matériaux tient une large place dans le jeu de ces défenses organiques. A ne tenir compte que d’un seul élément, la chaleur animale, Berthelot montre à quel point varie, suivant les produits utilisés, le nombre des calories dégagées, partant la dose d’énergie mise à la disposition des tissus pour résister, pour lutter; ce nombre de calories oscille môme, sans changer de substance, en raison du genre, du degré des transformations subies par cette substance.
Un corps gras, tel que la stéarine, peut être métamorphosé par voie d’oxydation en sucre, en eau, en acide carbonique. Dans ces conditions, ou bien le carbone sert totalement à fabriquer du glycose, ou bien il est brûlé sous forme de CO* ; cette diversité de destination entraîne des différences notables dans les proportions d’oxygène consommé. Or, si on prend en considération ce gaz, si on mesure ce que livre une de ses molécules au moment où elle se fixe sur les globules sanguins, on constate qu’elle donne 1 5cal,200 ; soumis à de nombreuses lluctualions dépendant en particulier de l’état hygrométrique de l’air ambiant, ce chiffre naturellement oscillera suivant les doses utilisées.
Pour les albuminoïdes, dans le cas où il y a conservation de l’azote sous forme d’urée, les calories sont infiniment plus élevées lorsque le carbone est complètement oxydé avec l’hydrogène excédant que dans les cas où ce carbone passe sous forme de sucre. — Ce sucre luimôme en se changeant en alcool, en acide acétique, donne des valeurs distinctes de celles qui se dégagent