‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 257 sur 261 · PRÉDOMINANCE DE L'ALBUMINE FIXE · texte numérisé non relu

PRÉDOMINANCE DE L'ALBUMINE FIXE

;iia

ments capables de modifior les mutations nutritives au point de vue de la qualité ou de la quantité; il est, par exemple, facile de comprendre à quel degré tout agent propre à régenter l’utilisation des différents principes intéresse la défense de l’économie.

L’importance de pareilles influences s’accroît soudain, quand il s’agit de l’albumine, non pas de l’albumine circulante, de l’albumine des plasmas, mais de l’albumine fixe, do celle des cellules. C’est là, en effet, la substance noble, celle qui vit; c’est celle qui, avec l aide de l’eau et des matières minérales, élève les différents matériaux à la figuration, à la dignité vitale, c’est celle qui ramène une série de composés à des formes plus simples, à des degrés de moindre toxicité, aux états excrémentitiels. La graisse, le glycogène ont des apparences de vie; mais ils n’ont qu’un mouvement moléculaire d’emprunt; ces produits subissent des hydratations, des oxydations dépendant en partie de cette albumine fixe. Aussi le professeur Bouchard, au cours de ses intéressantes recherches qui nous révèlent les processus nutritifs sous des jours tout nouveaux, considère-t-il le kilogramme de cette albumine fixe, autrement dit le kilogramme de la matière agissante, comme l’unité organique fondamentale. L’activité de cette substance, variable dans des proportions encore inconnues suivant qu’on la prend dans le foie, dans le rein, dans le muscle, etc., modifie la rapidité des élaborations, fait osciller le chiffre de l’urée, etc. Mille grammes de tissu contiennent 130 de graisse, 660 d’eau, 30 de cendres ou composés minéraux, 160 d’albumine ; or c’est ce dernier chiffre qui importe plus que tout autre. Puisqu’il appartient à cette albumine fixe de présider aux métamorphoses les plus considérables, tout agent

Page 1