‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 259 sur 261 · DEFENSES DIRECTES — DESTRUCTION ; ELIMINATION · texte numérisé non relu

DEFENSES DIRECTES — DESTRUCTION ; ELIMINATION

contribuent l'un et l’autre à placer les tissus à l’abri des atteintes des déchets nuisibles de la désassimilation ; les capsules surrénales, la muqueuse intestinale s’associent aux glandes thyroïdienne ou hépatique, au corps pituitaire, au thymus, etc., pour protéger l’organisme contre les poisons hyposthénisants ou pigmentaires, contre des principes ammoniacaux assez actifs, contre des toxines, contre des composés putrides d’origine alimentaire ou microbienne; ces protections s’étendent même à des substances offensives empruntées au monde extérieur : en procédant par destruction, par annulation, elles font pour ces poisons ce que réalisent les phagocytes vis-à-vis des bactéries.

A ces processus s’ajoutent ceux qui interviennent par élimination, car les appareils cutané, pulmonaire, intestinal, rénal, conduisent au dehors une foule d’éléments capables de modifier les tissus.

Plus on avance dans ces études, plus on se persuade du nombre, de l’importance de ces défenses naturelles de l’organisme ; elles permettent à la nutrition de se mouvoir dans des limites déterminées ; elles écartent toute cause apte à perturber ces échanges, partant à altérer la composition chimique des humeurs ou la structure des tissus. — Ces modes de protection propres à assurer l’intégrité du fonctionnement des glandes, des différents appareils sont, d’ailleurs, des plus variés. C’est ainsi que pour maintenir plus solide la résistance de l’économie, pour éloigner plus complètement les principes capables de porter atteinte à cet état normal tant statique que dynamique, cet organisme, en dehors des défenses indirectes, est également pourvu d’attributs défensifs directs permettant d’affaiblir les agents morbifiques ou de les soustraire aux milieux clos.

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