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DIMINUTION DE L’ALCALINITÉ DANS LES MALADIES

l>le d’aider au rétablissement de l’état normal, fait partie depuis longtemps du domaine des notions vulgaires. — Dans des empoisonnements spéciaux, dans ceux où les acides jouent un rôle important, les bases peuvent neutraliser les principes nuisibles. Dans les intoxications d’origine organique ou microbienne, en facilitant la diurèse, en augmentant la pression vasculaire, en donnant de l’énergie aux réflexes, en activant les mouvements des phagocytes, en assurant l’intégrité des réactions bactéricides, en fixant les toxines, les solutions salines, qui, de par l’expérimentation, possèdent ces différents pouvoirs, ces diverses propriétés, permettent à nos tissus de lutter plus aisément. Les résultats du traitement fournissent des indications sur la nature du mal; ils placent en évidence la réalité de certaines défenses.

Il est juste de remarquer que si l’accroissement de l’acidité des plasmas fait fléchir la résistance, conduit à la maladie, la maladie, en retour, fait apparaître cette acidité ou l’augmente parfois singulièrement.

Chez les brightiques, au moment des crises urémiques, on a constaté des modifications de cet ordre ; je puis vous en présenter un bel exemple, en vous montrant ce sérum à peine alcalin provenant d’une saignée pratiquée chez une albuminurique. — Au cours des infections, le fait est des plus fréquents; Kraus l’a signalé chez les rhumatisants, dont les sueurs, par leur abondance, par leur acidité, comme dans le cas de coma diabétique, autorisent quelquefois, simplement grâce à l’odorat, â porter le diagnostic; dans le choléra, Centani, Petrone, Manfred i prétendent avoir vu le sérum donner au tournesol la teinte rouge; on a même pensé que cette altération se rattachait à l’acide lactique provenant en grande quantité des muscles tourmentés par les crampes.

26 TECHNIQUE. — ALCALIMÉTRIE; ACIDIMÉTRIE.

J’ai des doutes sur la compatibilité de la vie et d’un pareil état des humeurs; j’estime que ces constatations ne peuvent être que celles de la dernière heure. Quoi qu’il en soit, toutes les recherches reprises dans ces derniers temps par SchifT, par Calabrese, etc., aboutissent à des résultats analogues, à savoir que la fièvre atténue l’alcalinité des plasmas.

A cet égard, je ne puis me dispenser de vous rappeler la délicatesse des procédés mis en jeu pour mener à bien ces recherches; quelques gouttes employées en plus ou en moins faussent les résultats.

Drouin, qui a fait de ces questions une élude approfondie, se sert d’une solution d’acide sulfurique au millième ; il opère en général sur quelques millimètres cubes de sérum, en présence de la phtaléine; il mesure la dose nécessaire pour neutraliser; il cesse de verser cette solution à l'instant où la teinte rosée disparaît; il sait alors, par une simple lecture sur l’éprouvette ou la burette graduée, la quantité utilisée ; le calcul lui fait connaître de suite le degré d’alcalinité.

Toutefois, vous n’ignorez pas que cette alcalinité du sang est due au carbonate acide de soude, à l urate acide de soude, au phosphate acide de soude, sels qui possèdent en réalité une fonction acide; aussi par une sorte d’opération inverse, Drouin lixc cette acidité. — Il sature, à l’aide d’une dose fixée de soude, un volume donné de sérum; puis, il ajoute une liqueur acide de manière à neutraliser cette soude. Quand il a obtenu ce résultat, il sait quelle est la quantité de cette base neutralisée par sa liqueur, puisqu’il connaît la composition quantitative aussi bien que qualitative de cette liqueur ; comme, d’autre part, la dose totale de cette base a été mesurée à l’avance, par simple différence il déduit la part neutralisée par

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