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LE NÉVRAXE, LA CROISSANCE ET

de là fièvre typhoïde, c’est également l’âge de la chorée, des céphalalgies, des crises névropathiques, de la neurasthénie, etc. Le cerveau, la moelle sont appauvris; or, nul n’ignore l’importance considérable de l’intégrité des réactions nerveuses dans la défense do l’organisme. —

Voyez plutôt ce cobaye ; on a inoculé la même quantité de culture de staphylocoque doré aux deux cuisses, après avoir sectionné le sciatique droit; il est manifeste que la tuméfaction est beaucoup moindre à gauche. Faut-il, d’ailleurs, rappeler les recherches que j'ai poursuivies avec Riiffer, celles de Roger, de Frænkel, de Ilelmann, de Rlagovestchcnsky, de Meunier, etc. ? Est-il nécessaire de remettre en mémoire l’action de l’énervation de l’oreille ; du lapin sur la marche de l’érysipèle, celle d’une hémiplégie sur les congestions pulmonaires, sur le vaccin du côté paralysé?

On a donc là, pour contre-balancer l’atténuation des parasites, deux influences intervenant dans le même sens, déprimant l’une et l’autre le terrain, dépression qui facilite l’infection en dépit de l’affaiblissement des bactéries. A cet égard, je puis vous citer le cas d’un jeune homme mort dans mon service à la suite d’une -endocardite causée par un staphylocoque blanc incapable de tuer un lapin, une souris ; or, ce jeune homme venait de grandir en quelques mois de plusieurs centimètres.

11 est aisé de poursuivre ces démonstrations, d’établir i de plus en plus la nécessité de l’alcalinité humorale pour défendre l’économie contre les microbes. Le diabétique, par exemple, le diabétique sucré plus encore que le phosphaturique, que l’azoturique, etc., est, pour ces microbes, un terrain 'de prédilection. Or, il y a lieu do remarquer que ce diabétique, en dehors de sa richesse j -en glycose, est également riche en acides, à ce point que

Ciiarrin. — Us défenses natur. de l'organ.. 3

RÉACTIONS NERVEUSES. — DÉSHYDRATATION.

quelques-uns des accidents de ce mal, et non les moindres, le coma, dérivent en partie de l’abondance de ces composés, plus spécialement de l'acide oxy butyrique (3.

Pourquoi donc ce dyscrasique acide est-il infiniment plus exposé aux infections que les autres dyscrasiques de môme ordre? — En premier lieu, chez lui, ces réactions nerveuses, dont nous venons d’apprécier la portée, sont en déficit; les réflexes, les réflexes rotuliens principalement, sont affaiblis. La clinique s’associe à la physiologie pathologique, révélatrice des glycosuries par piqûres de divers points du cerveau, de la moelle épinière, du quatrième ventricule, des nerfs, pour mettre en relief l’influence des travaux intellectuels, des émotions, des préoccupations, sur la genèse ou l’évolution de l’hyperglycémie ; il existe véritablement un diabète nerveux: c’est celui des hommes politiques, des financiers. — A la périphérie, des névrites expliquent la facilité d’apparition des processus inflammatoires, gangreneux ou de suppuration, etc.

En second lieu, la déshydratation des tissus, conséquence inévitable de l’équivalent de diffusion du sucre, 7 pour l, occasionne un abaissement de résistance. L'espèce humaine vit dans un milieu aqueux ; d'après Cl. Bernard, ce milieu est indispensable au maintien de l’état normal, d’autant plus que modifier la teneur en eau des plasmas conduit à changer, à troubler les conditions do l’osmose, autrement dit à perturber les échanges nutritifs. Du reste, Weinmann en soumettant des viscères à cette déshydratation a vu le protoplasma devenir granuleux; pour les êtres mono-cellulaires, la déchéance fonctionnelle est un des phénomènes les plus rapidement produits sous l’action d’un semblable facteur.

En troisième lieu, l’épuration de l’économie entre en

L’AUTO-I INTOXICATION ET LA PROTECTION ORGANIQUE. 3ü

ligne do comple. Quand on inocule un bacille atténué, souvent aucun phénomène notable ne se déroule, tandis que, si vous injectez en outre une dose infime de poison sans effet par elle-même, des symptômes se développent; ce poison peut, d’ailleurs, provenir des tissus, puisque la ligature du cholédoque ou d’un ure-

Itère, d’après Polacci, Fischer, aggrave l’infection. Dans le diabète, le foie n’est pas habituellement altéré d’une manière très appréciable; la théorie hépatique entendue au sens anatomo-pathologique a perdu nombre d’adeptes, Toutefois, il est juste de noter que l’état physique du protoplasma n’est pas tout pour une cellule glandulaire placée entre des capillaires sanguins et des ;■ canaux biliaires ou urinaires; la vitesse du courant, la pression, la densité des liquides, leur minéralisation, etc., jouent un rôle important. Or, si les cirrhoses pigmentaires sont peu communes chez l’hyperglycémique, les i congestions abdominales, les changements vaso-moteurs ■ sont moins exceptionnels ; d’autre part, les relations du I pancréas et du foie, assurées par les sécrétions internes ou par le névraxe, éclairent cette participation du viscère de la bile. — Quant au rein, ses altérations • sont plus variées; tantôt on constate une néphrite diffuse ; tantôt on note une véritable hypertrophie des épithéliums des tubuli. Cette hypertrophie est intéressante;

I elle prouve que ce viscère n’est pas un simple dialyseur,

: que son rôle n’est pas purement passif; peut-être cette [passivité appartient-elle aux glomérules construits pour • favoriser une filtration que leurs anses, que leur mince revêtement, que leur capsule, qu’un double système porte rendent plus aisée; mais l’anatomie générale, l’embryo- . génie, plus encore la physiologie, font des tubes contournés une glande réelle munie de canaux excréteurs

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