LE CORPS THYROÏDE ET LES ANCIENNES CONCEPTIONS
tissus, des plasmas; les révélations, sorties des études consacrées à ces glandes, conduisent à analyser leur rôle dans la défense do l’organisme, à examiner, après avoir passé en revue l’influence d’une réaction humorale sur la résistance de l’économie, ce que peut à cet égard un organe déterminé.
Longtemps on a ignoré la structure, le fonctionnement de l’appareil thyroïdien, appareil d’origine ectodermique remanié par les nerfs et les vaisseaux. On considérait son rôle comme hématopoïétique; on lui attribuait une intervention mécanique dans la régulation du torrent circulatoire; placé entre le cœur et le cerveau, il devait servir de diverticule, empêchant tout soubresaut liquidien.
Puis on a pensé que la destination de ce viscère relevait de l’esthétique, que le côté artistique prédominait, que ce parenchyme était là pour l’harmonie de la forme du cou, pour rendre ces formes plus sphériques, moins heurtées.
« implent spatiavacua... colla venus tiora , æqualiora
reddunt. »
L’histoire de ce corps thyroïde ou mieux de l’appareil thyroïdienne devient nette, précise, qu’à partir des observations de Reverdin, de Kocher, des travaux de lïorsley, de Charcot, de Ord, des recherches de Gley, de Moussu, de Scliitf, de Baumann, etc. : il importe de l’esquisser, pour comprendre son intervention dans la protection de l’économie.
Deux chirurgiens suisses remarquent que l’ablation de cette glande est suivie de l’apparition du myxœdème; d autre part, on observe dos accidents analogues, quand cet organe fait défaut congénitalement ou lorsqu’une affection entraîne sa dégénérescence complète, totale, car une parcelle suffit pour maintenir l’état normal.