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SURABONDANCE DES TISSUS ET DÉFENSE DE L’ORGANISME

Il en est, en effet, de ce viscère, comme du pancréas, du foie, des reins, des poumons; nous possédons un luxe considérable de tissu, luxe qui constitue une défense contre les pertes de substance. Si la diminution s’opère en clinique, elle peut atteindre des proportions inimaginables, pourvu qu'elle se réalise avec une grande lenteur. A cet égard, jamais l’expérimentation n’atteindra ces résultats de la clinique ; elle procède trop vite. Voyez un phtisique, il ne lui reste plus que quelques alvéoles; cependant, il vit. Mais si soudainement un pneumothorax survient, une asphyxie mortelle en est la conséquence. Pour le rein, l’anurie dérive des obstructions totales, imprévues.

Quels rapports rattachent à ce corps thyroïde lui-même les glandules parathyroïdiennes signalées par Sandstrom, mais mises en valeur, bien étudiées par Gley, par Cristiani, par Nicolas, par Kohn? On a pensé à des fonctions de suppléance, hypothèse toute naturelle en raison des dispositions anatomiques ; actuellement Moussu tend à différencier ces deux groupes d’organes. — Cet auteur enlève la glande principale, en respectant les glandules ; la vie persiste, mais la température tlécliit; la peau s’œdématie ; l’intelligence diminue; les échanges s’abaissent ; les réflexes s’émoussent; le myxœdème vrai, la cachexie strumiprive, l’idiotie d'Ord, de Gull, se développent ! Vous pouvez en juger en examinant ces animaux opérés il y a quatre mois. — Chose curieuse, 1 injection de l’extrait relève cette température, assouplit cette peau, réveille cette intelligence, excite ces réactions, jusqu’au jour où on cesse ces injections.

La démonstration des rapports de ces troubles et de la fonction thyroïdienne est donc absolue; elle est faite et positivement et négativement ; la greffe d un organe

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