EX0P11TALM1E ET LÉSIONS BULBAIRES
d’après Rogowitch, ou encore de l’hypertliermie, de la lièvre, processus reproduits par Bérard en utilisant l’extrait glycérine de ce tissu.
A première vue, en dépit de sensibles différences, on croit assister au développement de la maladie de Basedow ; d’une part, on ne peut, par exemple, s’empêcher de remarquer que des lésions bulbaires, que la section des corps restiformes entre les mains de Filehne engendrent la saillie des globes de l’œil; d’autre part, ces lésions du bulbe sont communes chez, les basedo \vi en s.
Nul ne sait d’une façon précise ce que donne l’hyperfonctionnemcnt séparé des deux parties sous l’action des nerfs ; pourtant, Morat nous apprend que l’irritation d’un point de la chaîne sympathique thoracique fait naître des battements cardiaques précipités, de l’exophlalmie, de l’engorgement thyroïdien, du tremblement, etc.
L'idée de toxicité, d’auto-intoxication a inspiré de nombreuses recherches relatives aux principes chimiques de cet organe.
Drechsel, Frankel, etc., ont retiré des substances multiples; Notkin a isolé deux matières, la thyroprotôide, avec elle la thyroïodine de Baumann. La première se présente, à l’état sec, sous forme de lamelles transparentes; elle est toxique ; le tannin la précipite; elle fournit en se dédoublant un hvdrate de carbone. Quant à la
seconde, elle a permis d’extraire deux albumines, dont l’une est voisine des globulines, dont l’autre se rapproche des enzymes ; elle est constituée par une poudre pâle, jaunâtre, hygroscopique, donnant une solution visqueuse.
Cette thyroïodine ou iodothyrine, substance amorphe, livre à la chaleur des vapeurs à odeurs rappelant les bases pyridiques; insoluble dans l’alcool, soluble dans les
PRINCIPES CHIMIQUES THYROÏDIENS.
alcalis dilués, elle est précipitable par les acides ; elle contient PhO® en combinaison organique.
C'est à l’aide de ce principe unique que, d’après Baumann, l’appareil thyroïdien agirait; cet appareil formerait ce composé, en s’emparant des éléments iodés des aliments, sans la moindre intervention des composés protéiques. — De Cyon suppose que le cœur, grâce aux nerfs, influence la genèse de ce produit suivi par Renaut jusque dans les lymphatiques.
La substance, retirée par Notkin, en 18‘Jo, des glandes du bœuf, du chien, du porc, du mouton est un principe toxique; elle provoque des troubles analogues à ceux de la cachexie strumiprive; elle représente la plus grande partie de la matière colloïde, qui serait non pas un produit de sécrétion, mais un déchet des échanges intra-organiques. Cette protéine constituerait vraisemblablement une part du poison, dont l’accumulation dans l’organisme, à la suite de la thyroïdectomie, provoque des accidents classiques; ce poison serait détruit ou neutralisé parle véritable élément de sécrétion, par l’enzyme.
Tout récemment Morktonne isolait un corps albumineux phosphoré, ressemblant à la thyro-nucléoalbumine de Hammarsten. Pour lui, la glande cervicale est destinée à recueillir la mucine contenue dans le sang, à la transformer synthétiquement en cette tliyronucléo-al bumine qui, reprise par l’appareil circulatoire, va servir, en se transformant, à la nutrition de la substance grise corticale. Après l’extirpation de cette glande du cou, cette transformation cesserait de s’effectuer; cette mucine s'accumulerait en différents points du corps pour donner lieu au myxœdème.
Vers la même époque, Frænkel, préparant des macérations, des décoctions de ce parenchyme thyroïdien, eut