‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 43 sur 261 · DÉFENSE DE L'ÉQUILIBRE DE LA NUTRITION · texte numérisé non relu

DÉFENSE DE L'ÉQUILIBRE DE LA NUTRITION

iitant l’immunisation antitétanique, antidiphtérique, eu atténuant les toxines des bacilles de Nicolaïer ou de Lôffler? Le débat est en suspens.

Si de nombreuses lacunes subsistent dans nos connaissances relatives à ces processus autotoxiques, en revanche, nul ne conteste l’action de l’appareil thyroïdien sur l’équilibre de la nutrition. Quand cet appareil fait défaut, quand il disparaît, quand il dégénère, quand on le supprime, cet équilibre fléchit ; le taux normal s’abaisse ; lorsque au contraire l’activité de cet organe devient excessive, ce taux s’élève. — Administrez des extraits de thyroïde à des myxœdémateux âgés de moins de vingt ans, non seulement vous verrez l’urée augmenter, mais la taille s’allongera, parfois les fontanelles se fermeront. Si vous dépassez une certaine mesure, l’amaigrissement fera place à la cachexie : je vous montre, en vous présentant ; un lapin traité dont le poids a fléchi de 2220 à 1740 en dix jours, un exemple frappant de cet amaigrissement.

J’ai signalé, depuis longtemps, ce mode de dépérissement d’ordre expérimental comme capable de prédisposer aux infections ; d’ailleurs le myxœdème, par d’autres procédés, conduit également aux processus microbiens ; dans un cas, ces prédispositions morbides résultent de cette accélération du mouvement nutritif, dans un autre cas, de ce ralentissement, de ce retard de ce mouvement ou d’un surmenage relatif, conséquence de cette bradytropbie.

Comment s’opèrent ces modifications? Le foie avec sa fonction uréogène intervient-il? Le corps thyroïde influence-t-il directement les tissus, agit-il par ses propres sécrétions, utilise-t-il le système nerveux? La première hypothèse est la plus vraisemblable ; pourtant, la seconde renferme peut-être une part de vérité.

Page 1