MÉCANISME DES ACTIONS DE L’APPAREIL THYROÏDIEN
penchent pour 1 affirmative ; Fraenkel, Kocher junior, Gottlieb, \\ orraser, Exner, etc., pour la négative; Notkin, \amossy, Stabel estiment que les convulsions tout au moins résistent à cette substance ; l'extrait total est plus actif, en particulier relativement aux phénomènes cardiovasculaires. Quoi qu il en soit, en dépit des desiderata concernant les origines ou la destinée de cet élément iodé, on sait qu’il améliore lemyxœdème; on sait, d’un autre côté, qu’il est fixé avec une sorte d’élection par le tissu thyroïdien.
Les expériences de Gluzinski etLemberger, aussi bien que celles de Roos, de Bartlet, de Voit, d’Irsaï, de Vas et Gara, etc., prouvent que cette iodothyrine fait augmenter le volume des urines, l'azote total, les chlorures, l'acide phosphorique, l’acide urique, tandis que dans le myxœdème le taux de ces échanges fléchit. Toutefois, on ne saurait rattacher ce myxœdème uniquement à cet abaissement des échanges, attendu que l'anazoturie existe fréquemment sans cachexie strumiprive; aussi revient-on à une conception toxique directe.
Si on abandonne quelque peu la doctrine de l'empoisonnement par la mucine jadis formulée par Halliburton, Ilorsley, Wagner, si on délaisse l'idée de l'intervention de la neurine exposée par Milia, idée que rien n'autorise, si on se refuse à assimiler, avec Dutto, avec Lo Monaco, le myxœdème à l’urémie, ou, avec Biumreich, Jacoby, Grutzner, Lindemann, à une intoxication par l'iode, par un produit strychnisant ou xanthique, on repousse moins complètement la conception de Bajenoff qui incrimine une leucomaïne rencontrée dans le cerveau des chiens atteints de cette cachexie strumiprive.
Dans cette hypothèse l'iodothyrine agit-elle à titre d'antidote? Joue-t-elle le rôle que joue l’iode faci-