‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 46 sur 261 · PROTECTIONS CONTRE LES DYSCRASIES, LES POISONS · texte numérisé non relu

PROTECTIONS CONTRE LES DYSCRASIES, LES POISONS

à quel point la disparition de ce viscère fait fléchir les défenses.

En premier lieu, l'hypothermie est la règle dans le myxœdème ; l’abaissement des mutations explique ce changement. Or, refroidissez la poule, et la bactéridie se développe; restreignez le calorique animal, et les mouvements des leucocytes phagocytaires sont plus réduits, l’état germicido diminue, l’auto-infection va survenir. En second lieu, lorsqu’un microbe est impuissant à évoluer, on le rend actif en injectant une faible dose de poison ; c’est ce que réalise la thyroïdectomie en augmentant la toxicité des plasmas, celle des liquides pris aux émonctoires. En troisième lieu, les réactions nerveuses, que cette thyroïdectomie affaiblit, exercent une influence prononcée sur l'infection ; coupez le sciatique, le nerf auriculo-temporal, inoculez le streptocoque aux deux cuisses, aux deux oreilles: vous ne tardez pas à apercevoir des différences dans l’évolution. En quatrième lieu, les déchéances anatomiques, celles des revêtements plus spécialement, ouvrent la porte aux bactéries ; on sait à quel degré de misère sont réduits les tissus des myxœdémateux. En cinquième lieu, chez ces malades, Bianchi- Mariotti a vu s'abaisser le pouvoir bactéricide; de plus, comme dans nombre d’affections, l’alcalinité fléchit.

En somme, des modifications physiques, thermiques, chimiques, anatomiques, physiologiques, des modifications de tissus, de fonctions, etc., préparent la voie à la maladie.

On arrive donc à découvrir dans les attributs de cet l'appareil des propriétés aussi variées qu’utiles. — Tout d’abord, il protège l’organisme contre l'accumulation des poisons, contre 1 auto-intoxication ; en outre, il donne aux divers systèmes une activité manifeste ; il assure

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