DÉFENSES CONTRE LES ABAISSEMENTS DE PRESSION
carpine, pour se combattre mutuellement, réclament un cœur capable de tous ses mouvements.
Si, du reste, on désire établir que, dans le corps, le principe bactérien nuisible n’est pas détruit, qu’il est simplement pour un temps donné à l’état latent, lorsqu’on introduit en môme temps un produit germicide ou antitoxique, il suffit de recueillir les urines des animaux qui ont reçu ces deux substances ; dans des circonstances spéciales, on constate que, par ces urines, ce principe bactérien, pyocyanique, peut-ôtre diphtérique, s’échappe, en présentant des irrégularités, des intermittences qui rendent ces recherches délicates; il s’élimine plus vite, plus aisément, que le produit défenseur; une quantité, au moins suffisante pour tuer cobaye ou lapin, a donc en tout cas été soustraite à la destruction.
Un enseignement d’un autre ordre dérive de cette double constatation ; il a trait aux relations de l’abaissement de pression et des altérations capsulaires survenues à la suite de la pénétration des produits microbiens. — Cet abaissement, à l’exemple de la plupart de ces phénomènes morbides, n’est saisissable qu’un certain temps après l’arrivée de la toxine dans l’économie. Or, à ce moment, ces capsules sont lésées de telle façon que leur extrait est impuissant, conformément à ce que j'ai vu avec Langlois, à relever cette pression vasculaire, tandis que, si on use d’organes sains, on accroît cette pression. On est donc en droit de penser que c’est, en partie tout au moins, grâce à des modifications apportées à cet appareil capsulaire, chargé de défendre l’organisme contre de telles perturbations, que se réalise ce phénomène circulatoire; l’action du produit bacillaire est donc indirecte : voilà une démonstration certaine. D’un autre côté, les obscurités de l’incubation commencent à s’éclairer; on
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sait qu’après l’inoculation il faut donner aux bactéries le loisir de pulluler, de sécréter ; on voit qu’à la suite de la pénétration des toxines, il importe de donner à ces toxines le temps voulu, peut-être pour provoquer la formation par les tissus de poisons nouveaux, sûrement pour léser les appareils.
Si j'insiste sur ces données, c’est que les rapports de ces capsules et de la circulation sont assurément mieux assis que ceux qui rattachent ces capsules à la destruction des poisons hyposthénisants ou plus encore à celle des pigments. Des travaux déjà nombreux, en particulier ceux de Velieh, de Langlois, d’Oliver, do Schafer, de Cybulski, de Czymonowicz, de Gottlieb, etc., ont montré que si on injecte l’extrait capsulaire, cette pression s’élève promptement; toutefois, cette élévation ne persiste pas au delà de deux, de trois, de quatre minutes. — Chez deux addisoniens, le sphygmomanomètre marquait 11,5 dans un cas, 13 dans l’autre. J’ai injecté au premier ce que deux de ces capsules de cobaye avaient livré à l’eau salée glycérinée ; je n'ai obtenu aucun résultat. Chez le second, après avoir employé huit de ces capsules, j’ai enregistré une augmentation de 2,3 ; des recherches ultérieures diront s’il y a eu là coïncidence ou non.
Le peu de durée de ce phénomène tient à la destruction du produit; il disparaît sous l’influence des oxydases, de divers ferments; il cesse d’agir, si on met en jeu l’eau oxygénée ou l’hémolymphe ; le sang, la lymphe ont peu d’action, mais il est détruit dans les tissus, surtout dans le foie, d’après les recherches de Langlois — Introduisez ce principe par la veine porte, et le résultat est nul ; employez en même temps des substances extraites de la glande biliaire, et vous n’obtenez toujours pas d effet ; d’autre part, au moment où cet élément existe Cuarrin. — Les défenses natur. de l’organ. 5