‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 57 sur 261 · RÉPARATIONS DES PERTES EN FER, EN HÉMOGLOBINE · texte numérisé non relu

RÉPARATIONS DES PERTES EN FER, EN HÉMOGLOBINE

l’heure présente, on commence cependant, h entrevoir quel rôle elle est appelée à jouer dans la défense de l’organisme.

Pendant la vie embryonnaire la fonction hématopoïétique de ce viscère est des plus manifestes; chez l'adulte, elle est plus réduite. Pourtant, de récentes recherches ont confirmé les observations de Malassez, soutenant que les hématies qui sortent de la pulpe splénique paraissent jeunes, actives ; l'opinion contraire de Georges Pouchet ne semble pas prévaloir. — Des travaux tout nouveaux éclairent ces observations.

Lapicque, Auscher, Guillemonat injectent du fer dans le péritoine, parfois tout simplement du sang dont les globules détruits livrent leurs éléments ferriques. Or, ces auteurs retrouvent ce corps dans le foie, plus encore dans la rate, qui, à cet égard, se révèle à titre d’organe de réserve, de magasin. C’est, du reste, dans ces tissus que le nouveau-né accumule ses principes ferriques qu’il tient de sa mère, le lait n’en procurant que des doses assez infimes. D'un autre côté, la rate absorbe l’hémoglobine; une solution, riche en cette substance, mise au contact de cette glande, ne tarde pas à offrir des diminutions, puis bientôt des augmentations : la restitution suit de près l’absorption.

Dès lors, on conçoit que l’abondance en fer, en hémoglobine concourt à assurer la régénération globulaire ; dès lors, on comprend comment l’intégral fonctionnement de ce viscère protège l’économie en maintenant l’état normal du liquide sanguin.

Cette protection est d’autant plus importante que les causes aptes à porter atteinte à la constitution des hématies sont des plus nombreuses. Une foule de produits empruntés au monde extérieur jouissent de pareils attributs, depuis l’eau distillée, l’eau privée de sels ou

Page 1