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FER DU NOUVEAU-NÉ. — TERRAIN DÉBILITÉ

pauvre en matériaux salins, jusqu’aux composés renfermant de l'iode, de l’arsenic, du mercure, jusqu’au naphtol, au salol, à l’hydrogène sulfuré, jusqu’aux acides pyrogallique, phonique, chlorhydrique, etc. Des poisons nés de la vie de nos cellules, des leucomaïnes, des matières extractives, tout aussi bien que des toxines, portent atteinte à ces éléments figurés. C’est dire le nombre extrême des facteurs aptes à réaliser de semblables altérations; c’est dire, en revanche, l’importance de l’organe qui s’oppose à leur apparition ou tend à réparer ces désordres.

Cette intégrité splénique, quand il s’agit du fer, acquiert, au point de vue de la défense de l’économie, une véritable prééminence. — Le nouveau-né, par exemple, est relativement assez riche en cette substance; il en perd par son méconium, comme Guillemonat l’a établi; pourtant, il en reçoit fort peu par l’alimentation; le lait n’en contient que de faibles proportions; il est donc nécessaire pour lui de puiser ailleurs. Or nous venons de le voir, le réservoir ferrique de l'organisme n’est autre que le foie, plus encore la rate. Si donc on songe au rôle croissant des matières minérales, à leur intervention dans l’activité des ferments, en particulier dans celle des oxydases, on conçoit à quel point il est indispensable pour l’économie d’avoir à sa disposition cette réserve aussi intacte que possible.

Puisque ce nouveau-né possède un produit que cetle alimentation lactée ne lui donne qu’incomplètement, un produit qui, d’autre part, ne provient pas des éléments volatils, c’est que naturellement ce produit dérive de la mère; cette mère s’est privée d’une partie de son fer au profit de son rejeton, qui reçoit ainsi un élément de défense. — Peut-être cette spoliation joue-t-elle un rôle

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