RÔLE DE L’IIÉRÉDITÉ. — ACCORD DES THÉORIES
désassimilation devenue soudainement très active; il en résulte, à des degrés divers, la rétention de ces déchets, partant les conséquences de cette rétention.
Du reste, il n'existe pas de contradiction entre cette conception et celle qui incrimine une influence héréditaire, une action indirecte de la tuberculose des ascendants. Cette influence, cette action font que les cellules sont débiles; à l'heure de l’effort, ces cellules jusquelà suffisantes fléchissent. J’ai trop souvent insisté sur les anomalies fonctionnelles ou anatomiques qui sont des conséquences de l’infection ou de l’intoxication, sans avoir rien de spécifique, pour combattre ces visées. Mais comment comprendre que tout dépende de cette hypotrophie? Pourquoi ne se rencontre-t-elle pas, sauf exception discutable, hors du sexe féminin? Pourquoi ces relations intimes avec la fonction génitale? Qu’est-ce au fond que cette hypotrophie qui si longtemps sommeille, qui ne se révèle le plus souvent qu'à la puberté? Convenons que cette doctrine étroite, exposée à prendre le résultat, le fait accompli, pour la cause elle-même, renferme des obscurités, laisse suspecter un autre élément!
Loin do nous, d’ailleurs, la prétention de tout expliquer dans la chlorose par ces processus toxiques; cependant il y a lieu de rappeler les effets de l’opothérapie; il y a lieu aussi de remarquer que les modifications enregistrées sont de celles qu’on reproduit par voie de toxicité plutôt que par voie d infection. — Assurément, des parasites, parmi eux l’hématozoaire de Laveran, détériorent le globule rouge; mais on arrive à ces résultats en faisant agir différents corps solubles, et rien ne dit que ces parasites n utilisent pas leurs sécrétions.
En tout cas, si on admet une influence bactérienne, il faudra un jour ou l’autre déceler cette bactérie, ce