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RATE ET FIÈVRE. — RÉACTIONS DE DÉFENSE

que nul n’a fait d’une manière suffisante ; il faut aussi admettre sa pullulation ou une action spéciale dans la zone restreinte de l’utérus ou de l’ovaire. — Qu’on ne mette pas en avant la fièvre ou plutôt l’hyperthermie pour assimiler la chlorose aux infections! En premier lieu cette hyperthermie est rare, peu marquée ; en second lieu, les extraits de nos tissus, ceux de la rate en particulier, sont eux aussi thermogènes : cette donnée n’attend plus sa démonstration.

On sait, du reste, que Gamaleïa estimait jadis que la fièvre dérive, en partie, de la suractivité des échanges provoquée dans le tissu splénique par l'intensité des processus phagocytaires ; or, il est possible d’obtenir des congestions de ce tissu uniquement à l’aide de protéines solubles. D’autre part, si, comme tendent à le prouver do nouvelles recherches, il existe des relations entre ce parenchyme et les fonctions digestives, plus spécialement celles du pancréas, on conçoit qu’un excès d’activité de ce côté entraîne l’hyperémie splénique.

La nécessité de l’intégrité de la rate pour maintenir l’état normal du sang, la réalité des défenses que procure ce viscère pour annuler les influences nuisibles des agents portant atteinte à la masse sanguine, toutes ces données dément également de son utilisation réalisée dans les anémies par Danforth Cohnstein, etc., ou des observations d’Emelianow; ces observations montrent que si on pratique des saignées, chez des sujets splénectomisés, la réparation hématique est lente, incomplète.

Laudenbaeh a repris ces études ; les animaux privés de cette glande tombent assez fréquemment dans une sorte de cachexie chronique aboutissant à la mort. Or, qu’advient-il des splénomégaliques de Strumpell, splénomégaliques qui n’ont antérieurement aucune tare connue, ni

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