‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 65 sur 261 · RATE ET INFECTION. — PROTECTIONS · texte numérisé non relu

RATE ET INFECTION. — PROTECTIONS

quoique chose pour protéger l'économie, elle engendre de si nombreux inconvénients qu’on doit la rejeter. — J’excepte cependant quelques pyrexies, la pneumonie, par exemple; dans ce cas, cette pratique draine le pou* mon, facilite le soulagement du cœur, la résorption de l’exsudât, etc. Il y a là quelques conséquences heureuses, qui font que si cette saignée ne provoque pas plus souvent que d’autres procédés la guérison de ces pneumoniques, elle sait les soulager plus complètement, surtout quand il s’agit de ces ivres de sang , dont parle Récamier.

Que la rate, au cours des infections, se porte à la rescousse de l’organisme! c’est là un fait dont personne ne doutait il y a cinq ou six ans ; aujourd’hui la question est moins claire, moins simple ; peut-être, en revanche, est-elle plus près de la vérité.

Tout d’abord, il est certain que dans une fouie de maladies microbiennes son volume augmente, principalement quand les germes passent aisément dans le sang ou plutôt quand ils se développent dans la boue splénique, par exemple, dans le typhus, dans la malaria, etc. ; lorsque le processus est de préférence toxique, lorsque les parasites cantonnés dans une zone fabriquent à ce niveau leurs poisons, ces modilications sont nulles ou restreintes, en particulier dans la diphtérie, dans le choléra. A la vérité de légères variations, variations de l’ordre de celles qu’on a signalées dans la chlorose, ne sont pas toujours aisées à préciser; la percussion est difficile; seuls peut-être les rayons de Rontgen pourront fixer à cet égard nos connaissances.

Quoi qu’il en soit, on sait que fréquemment ce viscère se congestionne, devient le siège d’une active prolifération, d’une phagocytose intense, favorisée par la lenteur

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