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LA RATE ET L’ACIDE CRIQUE

rendent l’activité fonctionnelle à un pancréas défaillant.

Cette conception a fait peu d’adeptes; l’école de Breslau, en particulier, plus particulièrement son chef Heidenhain, l’a combattue énergiquement ; mais récemment, Gachet et surtout Pachon viennent d’apporter des arguments en sa faveur. Peut-être est-ce par cet attribut que ce tissu agit sur la croissance, action soutenue par Lancereaux mais niée par Dastre?

Ce que l’on peut dire, c’est que, si la physiologie tend à établir des rapports entre la rate et le pancréas, des relations semblent exister, d’après la pathologie, entre le foie H cette rate; dans une foule de circonstances ces deux organes paraissent intéressés parallèlement. Or, on ne saurait admettre une influence purement mécanique; on ne saurait accuser la rétention du sang porte, du moins à titre de cause suffisante, exclusive; sans doute l’anatomie se prête à cette explication, mais il est juste d’ajouter que les modifications les plus accentuées du volume splénique s’observent plutôt au cours des cirrhoses biliaires qui laissent indemne la circulation en retour, tandis que la sclérose veineuse de l’hépatite cloutée de Laënnec obstrue à des degrés divers les branches portâtes . Dans la malaria, dans la bacillose comparée, dans celle du cobaye ou, pour l’espèce humaine, dans celle du nouveau-né, dans la dégénérescence amyloïde, dans différentes infections chroniques ou aiguës, ces deux parenchymes offrent des changements remarquables par leur coexistence. Il est, à la vérité, permis de penser que ces changements sont parfois le résultat de la propagation des inflammations vasculaire, angiocholique, ou l’œuvre de la même cause frappant, comme dans la syphilis, les deux organes. Toutefois, une telle fréquence d’association laisse la porte ouverte aux probabilités, partant à

Charhin. — Les défenses natur. de l'organ. 6

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