RATE ET DIVERSES DÉFENSES DE L'ORGANISME
la recherche capable d’infirmer ces hypothèses ou d’apporter de nouvelles conceptions.
On ne sait pas davantage préciser la participation possible de ce viscère aux grands processus de la nutrition: je m’explique. — Habituellement l’acide urique augmente chez des sujets porteurs de splénomégalies, ; de là cette donnée qui fait de la rate le centre formateur de cet acide urique ; la déduction paraît simple, claire, nette, décisive, irréfutable ; pourtant il n’en est rien. — A qui analyse les phénomènes de près, il apparaît que, dans ces cas, constamment l’hyperleucocytose existe. Or, la teneur des globules blancs en nucléines, la production de cet acide urique aux dépens de ces composés, passant dans ce but par diverses phases, constituent des notions aujourd’hui solidement assises. Pourtant, avec Umber, avec Mayer, il faut reconnaître à cet acide d’autres origines, en particulier une alimentation riche en ces principes nucléiques.
On n’a pas la ressource de déplacer la question, de dire que ce viscère demeure néanmoins le siège d’une telle formation, parce que dans sa pulpe naissent les leucocytes. Si, en eiïot, on n’est pas en mesure de soutenir qu’aucun de ces globules ne dérive de ce tissu, on peut affirmer qu’une partie vient d’ailleurs.
Ainsi, la rate assure la défense de l’organisme en particulier contre les agents capables de porter atteinte à l’intégrité du sang, des globules rouges. — Dans l’infection son rôle autorise des interprétations multiples, môme négatives, et cependant, malgré les faits décisifs qui montrent que ce milieu est pour certains parasites un repaire favorable, on a de la peine à se refuser à voir là un organe totalement étranger aux protections qui couvrent l’économie vis-à-vis des parasites. — La péné-