‹ Les défenses naturelles de l'organismeChapitre 7 sur 261 · CRITIQUE ET LIBERTÉ DANS LA RECHERCHE · texte numérisé non relu

CRITIQUE ET LIBERTÉ DANS LA RECHERCHE

livre de la science : la physique biologique, apparaît ! — La connaissance des oscillations électriques s’élève à une hauteur telle, que, par leur fréquence, par leur action sur l’oxygène consommé, sur CO2 produit, sur la pression, sur la nutrition, etc., ces oscillations donnent connue l’illusion du fluide vital; ce rapprochement est d'autant plus légitime que ces oscillations, à ce degré, interviennent à l’exemple de ce fluide, sans intéresser la sensibilité générale, sans que, pour ainsi dire, l’économie soupçonne leur mise en jeu. — C’est encore cette expérience, dont l’ingéniosité le dispute au côté suggestif ou séduisant, qui consiste à placer une grenouille dans un champ magnétique d’intensité considérable et à observer les modifications imposées à sa circulation, sans que rien de visible, rien de tangible, de saisissable, ne paraisse agir sur cet animal! Ce résultat n’est-il pas de nature à commander la prudence, à arrêter sur nos lèvres certaines négations empreintes d’ironie en présence de faits qui viennent heurter de front nos notions classiques, qui vont jusqu’à porter le trouble dans le plus intime de nos conceptions !

Cette diversité, Messieurs, est bien propre à mettre en relief l’admirable esprit de cette Maison. Ici, le chercheur n'est pas enfermé dans l’étroitesse des limites d’un programme; il n’est pas tenu de parcourir les différents chapitres d’une science, ceux qui ne l’ont jamais préoccupé aussi bien que ceux qui l'ont intéressé. Ici, la chaire s’identifie avec celui qui la détient, ou plutôt avec sa manière de voir, d’étudier ; la liberté, la spontanéité de la pensée : voilà le programme.

Assurément, il convient, dans quelque mesure, de compter avec les travaux des autres; il ne faut pas, toutefois, pousser trop loin les efforts d’emmagasinement

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