CORPS PITUITAIRE, THYMUS : PROTECTIONS DE L’ÉCONOMIE
tratiou de différentes substances nuisibles, de quelques éléments protéiques, de quelques toxines entraîne le développement d’un état congestif, qui, a vrai dire, le cède en fréquence, en intensité, à celui qu’occasionnent les bactéries elles-mêmes; en dépit de ces modilications, la réalité du rôle antitoxique de ce viscère attend encore une démonstration décisive. — Peut-être, avec de légères restrictions, doit-on en dire autant, quand on examine la possibilité de son intervention pour nous protéger contre l’insuffisance des activités pancréatiques, digestives, ou contre les anomalies de la nutrition?
Les fonctions d’autres organes, du corps pituitaire, du thymus, au point de vue de la défense de l’organisme, sont, elles aussi, entourées d’obscurités. Tout au plus sait-on que ce corps pituitaire, récemment étudié par de Cyon qui a précisé ses rapports avec la circulation, est altéré, se développe outre mesure, quand l’appareil thyroïdien souffre; il y aurait là des preuves manifestes de suppléance entre parenchymes protecteurs. — Utilisé par Mairet et Bosc dans le traitement des névroses, ce tissu n’a produit aucun effet.
Mettenheimer a examiné un grand nombre de thymus ; il a vu ce viscère, accusé de provoquer des crises d’asthme, parfois la mort subite, offrir des dimensions considérablement diminuées dans la diphtérie, dans la scarlatine ; il a noté ses altérations dans le rachitisme, la syphilis, la tuberculose ; il a signalé son développement excessif dans l’acromégalie, dans le gigantisme; Marie a également enregistré le développement, la réviviscence de ce viscère dans ces maladies du squelette, aussi bien que dans le myxœdème ou le goitre exophtalmique. — Abelous et Billard ont prétendu que l’absence du thymus provoque chez la grenouille une hyposthénie