SÉCRÉTIONS ET ÉLASTICITÉ. — CORPS INERTES OU VIVANTS
Iticité, ces plans opposent une résistance telle que parfois,
? sous l’action, par exemple, de ce qu'on appelle le vent du boulet, on les trouve intacts, alors que des viscères ; profonds, le foie, le rein, etc., sont déchirés. Or, si on i dessèche ces tissus, si on supprime les sécrétions, cette souplesse disparaît; assurément, les fibres élastiques ou musculaires de ces divers plans concourent à la maintenir; mais, les éraillures, les fissures des xérodermies ■ établissent clairement la part, tout indirecte qu’elle est, des glandes externes à ce mode de protection.
Au point de vue philosophique, il est digne de remarque que c’est également par l’élasticité que les corps inertes s’opposent aux déformations qu’un choc, par exemple, tend à leur imprimer. De même, certains de ces corps inertes se défendent en quelque sorte contre la chaleur en l’absorbant dans des limites variables ; si on ne dépasse pas des degrés parfois élevés, la capacité du calorique latent permet à ces corps de supporter les effets des hautes températures ; ceux qui, à l’exemple des explosifs, ne jouissent pas de semblables attributs se détériorent promptement.
11 existe donc d’étonnantes analogies entre les tissus vivants et les éléments inorganiques, quand on envisage ces processus de la défense.
On retrouve l’intervention des glandes externes, lorsqu’il s’agit de protéger la peau contre les caustiques, contre une série d’agents chimiques. — Au temps des cautères on savait avec quelles difficultés on pénètre, en dépit de la potasse, dans les couches profondes pour installer la suppuration ; à une époque où l'antisepsie était à son aurore, les chirurgiens de l’école de Lyon, Bonnet à leur tète, dans le but d’éviter l’action des infiniment petits supposés nuisibles, procédaient à l’aide des Cuaurin. — Les défenses natur. de Lorr/an. 7