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tant la classe laborieuse ‘et des Poe ee listes.
Vers le milieu du x1x° siècle, les capitalistes réclamaient du gouvernement le droit de fonder de grandes distil leries où les grains, traités par des. méthodes plus scientifiques et plus larges, rendraient
une quantité plus considérable d'alcool que dans les alambics des paysans où vingi-cinq pour cent Le i
produit était perdu avec les déchets.
Naturellement, les paysans résistaient, et les mu-
nicipalités refusaient la licence d'ouvrir des distille-
ries: Sur cette question de l'alcool se réunit, en 1863,
la Diète finlandaise, qui njavait pas été convoquée LS
depuis cinquante-cinq ans. Grâce à l'appui de la noblesse, de fa bourgeoisie et du clergé, les distillateurs
triomphèrent, sous réserve toutefois que Îles distille-c.
ries ne s'ouvriraient qu ’après ‘autorisation des communes qui seraient en droit d'exiger une part. dans les bénéfices (Di gere ne SRE
Les bouilleurs de cru durent céder assez promp=
tement. Les statistiques constatent alors. une décroissance rapidé de l'alcoolisme : ainsi, SE r87r, la consommation de l'alcool serait tombée à | trois litres eti demi par habitant, chiffre exact, car il est probable que les bouilleurs de cru continuaient à fabriquer et
à écouler de l'atécol clandestin. RON NE ENS LR SA
éD), AR -UrIiA, interdiélrus de lalbopl en Fitinde. Et RAS AC
“her #toui, La législation antialcoolique en Nouvelle Zélande. Dans les Documents du Frapres Paris, juin CNE
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D'ailleurs ce chiffre officiel ne tarda pas à s'éle-
ver, les distillateurs ayant cherché, en ouvrant des
débits, à se créer des débouchés.
* Faut-il attribuer aux sociétés de tempérance et
d’abstinence les victoires que remporta à la longue
Ë antialcoolisme ? I] faut y voir la victoite des paysans contre les capitalistes distillateurs. Sans cela comment expliquer que ce peuple qui avait si énergi- quement défendu, contre les hautes classes, le pri- | vilège des bouilleurs de cru ait, un quart de siècle plus tard, réclamé avec tant d'animosité la prohibition de l'alcool D Comment expliquer à aussi que Îles capitalistes qui, un quart de siècle auparavant, avaient fondé des sociétés artialcooliques, les abandonnèrent quand elles furent soutenues par les paysans Je. à | Ce renversement des opinions prouve qu'en politique les luttes de parti ont trop souvent pour base les intérêts. Il faut se féliciter lorsque ces intérêts. sont ceux de la société, La Diète finlandaise vota à deux reprises, en 1907 ct en 1909, SOUS l'impulsion ‘du parti populaire, une loi interdisant la vente de J’alcool, sauf pour les usages industriels ch pharmaceutiques. Mais le gouvernement russe ne consentit à ratifier tes lois que si des indemnités convenables étaient offertes aux distillateurs. :
Si les principes ne furent pas toujours purs, les Fonquenees de la lufte contre l'alcool furent excellentes. ‘La consommation de l'alcool était tombée avant Ja guerre à un litre et demi par. habitant. En
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côtes.
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même temps diminuait le nombre des délinquants
et des criminels de toutes sortes, et. le nombre dés miséreux, clients des büneate de bienfaisance.
La Finlande, devenue indépendante, applique ce
avec rigueur une nouvelle loi votée en 1919 ; elle proleste avec énergie contre la contrebande venant des pays voisins et si facile en ce paxe, si découpé de
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La législation antialcoolique, en. Nouvelle-Zé-
lande, très différente de celle de la Finlande, est ps instructive. fre :
La Nouvelle- Zélande, pays . ut forêts, ne : He pâturages et d'élevage, importe presque la totalité | a des boissons alcooliques consommées dans j' ile. Le | problème était donc tout différent de celui qui se po- 3
sait en Finlande et la lutte contre. l'alcool y était fa-
‘cile. Aussi n'est-il point, étonnant que la limitation
du nombre des débits, quoique la Joi de 1893 exigeât Eee
liques ré ha os
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Quel: enscignement. Hixans dé. celte. oo de ; l'antialeoolisme. en opieiles Zélande, victoire facile,
‘qu elle fût décidée Far: les trois. cinquièmes du nom- | 4 o bre des votants, ait été décrétée dans presque toutes Lee les circonscriptions de ‘l’île. La loi de «1920; allant D plus loin, permit aux circonscriptions de retirer $ PE. même les anciennes licences accordées, pour la vente ee - des boissons. alcooliques. Sur les. seize circonscrip-. un “ tions que compte la Nouvelle-Zélande, douze votè- É AC rent la. APPIÉANOR des ROME de Geo ns antialcoo- cn
etre
sans bataille, qui ne laissa pas de regrets, puisque jamais une circonscription ayant limité ou défendu
“la vente de l'alcool n'est revenue sur cette décision p
Partout où l'antialcoolisme ne se heur era pas à
ze puissants intérêts, il lui sera facile de triompher. ue petit marchand de vin est moins à craindre que
le. riche et puissant distillateur. Tout’ pays où les
boissons alcooliques sont importées doit triompher
de l alcoolisme. Ainsi dans les colonies où n'existent
| pas de distilleries, la suppression de l'alcool est géné- ralement. pratiquée avant qu on ne S'y décide dans
\ fa métropole. Il en est. de même dans les pays libres
ne
à qui importent leur alcool : : l'exemple de la Nouvelle- Zélande le prouve. 4
La prohibition est, Dar. © contre, très difficile à
; obtenir dans les pays qui ont des distilleries. On ne
peut y arriver que par des règlements particuliers à
Le chaque province, ‘à chaque département, peut-être à ri chaque commune. Celles qui importent leur alcool à Ne qui n ‘ont. pas de distilleries, sont les premières. à
fermer Jes cabarets. On s’aperçoil alors que, dans
chaque région où la vente de Ÿ alcool a été entravée
ou défendue, les crimes devi ennent rares, les délits moins fréquents ; on Y verrait croître l'aisance, la
santé publique ét le bonheur. fa TA Alors, sous la pression de cel exemple vivant et
non à plus théorique, une loi générale pourrait faire
triompher dans tous les pays la cause de l’antialcoo-
“lisme, Ceux qui sont intéressés à | la fabrication et à rÉ Sie
PPBÉCE
la vente de alcool sont trop/puissants pour qu'on les vainque'en une:$eule bataille. I} faut d abord les épuiser par des escarmouches multiples.
Dans la lutte ‘contre l'alcool, comme dans pres-
que tous les progrès, l'excès de centralisation est une
entrave. Parce que la France est un pays centralisé
dont ioutes les communes, toutes les provinces,
ATX | EE. ; . ; + °° s f obéissent à uné seule loi, la prohibition absolue de.
tous les spiritueux n'est pas possible sur toute Fétendue du territoire, villes et campagnes. La prohibition
n’y peut être radicale que pour les spiritueux toxi-.
ques dont le type est l'absinthe.
Pour être complet sur ce chapitre/de la prohibition, rappelons qu'elle existe en Islande, que deux
pays, la Suède et la Suisse, y tendent. En Suède,
récemment, un referendum populaire a donné une proportion de 49 o/o de prohibitionnistes et de 51 0/0 d’ antiprohjibitionnistes. Dans certains cantons dé la Suisse, un plébiscite analogue a réuni, ici la majorité des suffrages, là d’imposantes minorités. 3
Dans les petits Etats d'Europe, il y a uné grave. difficulté à la: pron la facilité avec. laquelle
les. contrebandiers : peuvent introduire l’alcocl par des frontières trop multiples. S'ils y réussissent aux Etats-Unis, paÿs immense, à plus forte raison dans une Europe divisée. Des mesures ’sociales ne seront
efficaces que par un accord international, qui forcé-
ment, étant donnée Ja complexité des intérêts, ne peut être rigoureux. LR IT faut encore citer Ja prohibition, fimitée il est
RIT: RE vrai à l’eau-dé-vie, décrétée par Nicolas IL en Russie, au début de la/guerre, et maintenue quelque temps par. les bolcheviks. Sous cette influence, une relative | prospérité avait, paraît-il, remplacé la pauvreté et la Malpropreté des villages de la vieille Russie, malgré les années de famine et de troubles révolu- 2 tionnaires. Mais, le Gouvernement des Soviets, sous £ He d'éviter la fabrication clandestine d’alcools "de mauvaise qualité plus nocifs, en réalité parce qu'il avait besoin d'argent, a autorisé à nouveau, en 1926, sa vente de là vodka et autres liqueurs ne Die
- pas 30°.
Les Etats. prôhibitionnistes sont pour ceux proalcooliques un sujet d’étonnement. Comment concevoir un tel renoncement aux plaisirs et à l'intérêt. Les pays viticoles s'arrêteront-ils à uné prohibition partielle, qui permettra ; de sauvegarder les intérêts des cultivateurs, ou utiliséront-ils les récoltes d’une
autre façon ; les musulmans cuisent le raisin, nos populations ia Midi en font un raisiné ou « dus nat ».
On Hhiue des vins Msibletuent titrés ou mème
sans alcool au goût agréable et qui ne semblent fades ; ‘qu’ aux palais brülés par l'alcool. Ces fabrications se perfectionneront comme s’est perfectionné l'emploi . des alcools pour le chauffage et l'industrie. Le monde évolue vers l’antialcoolisme. Aidons dde tous nos efforts à cette nécessaire évolution. /
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