CONCLUSIONS
1° La tête des enfants nés par le siège présente, pour ainsi dire, constamment, bien qu’il soit le plus souvent léger, un aplatissement superficiel de la voûte cranienne.
Ce méplat est situé avec un grand maximum de fréquence sur la partie postéro-supérieure du pariétal qui se trouvait en avant dans l’utérus, et il s’accompagne dans une notable proportion des cas d’une saillie, d’un abaissement et d’une rétropulsion de la bosse pariétale du même côté.
2° Exceptionnellement, on peut observer une dépression parfois importante de la base du crâne et du massif facial, siégeant surtout au niveau de la région maxillo-temporo-auriculaire et réalisant des aspects variés, parmi lesquels les plus typiques sont :
la déviation du maxillaire inférieur;
l’atrophie de l’oreille;
la paralysie faciale périphérique.
Une inclinaison latérale de la tête sur l’épaule du même côté et un aplatissement diamétralement op-
posé de la voûte cranienne s’associent en règle générale à la dépression.
3° Si ces enfants sont le plus souvent nettement brachycéphales avec une tête relativement régulière
et arrondie, parfois plutôt mésaticephales, ils sont assez fréquemment dolicocéphales. Cette dolicocéphalie est souvent le résultat d’une déformation symétrique par aplatissement vertical de la région postérieure de la voûte. La tête peut être alors en hyperextension.
4 Légères, ces déformations disparaissent assez vite, quoique plus lentement que les phénomènes plastiques du travail. Atteignant la base, elles peuvent persister indéfiniment et expliquer l’étiologie de quelques torticolis congénitaux et de certaines insuffisances mentales.
5° Toutes ces déformations sont en rapport avec la pression exercée sur la tête fœtale par le muscle utérin pendant la grossesse, mais elles sont vraisemblablement exagérées par les contractions du travail.
Les déformations de la base et de la face sont généralement dues à la pression prolongée du moignon de l’épaule sur lequel la tête était appliquée par la tonicité constante de l’utérus. Elles sont presque toujours liées à l’oligo-amnios.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, RoussY BRINDEAU Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris, CHARLÉTY