‹ Les dégénérescences auditivesChapitre 8 sur 21 · Voir Arch. de Neurologie, 1" semestre · texte numérisé non relu

Voir Arch. de Neurologie, 1" semestre

OREILLE EXTERNE

Classification de Schwalbe. — Au point de vue descriptif, l’auteur admet, chez 1 homme, six formes principales pour le pavillon.

1° La première se rapproche de celle du Macaque. Le bord postérieur de l’hélix ne présente pas de trace d’enroulement sur lui-même, Le bord supérieur cesse d’être enroulé avant même d’atteindre la pointe de l’oreille. Enfin, cette pointe est très marquée et occupe une position très élevée, à la limite du bord supérieur et du postérieur.

2° Chez le cercopithèque, au contraire et dans les oreilles humaines qui s’en rapprochent, la pointe est toujours située sur le bord postérieur. En même temps, le bord supérieur s’infléchit légèrement en bas. Le bord postérieur est parfois dirigé légèrement en dehors, mais il n’y a jamais, à proprement parler, d’enroulement.

3° Dans une troisième forme plus réduite, tout le bord de l’hélix est ourlé et regarde en avant, sauf sa partie inférieure qui se perd dans le lobule. La pointe se dessine nettement sur le bord réfléchi de l’anthélix.

4° et o° Dans les deux formes suivantes, le bord supérieur du pavillon toujours enroulé sur lui-mènie, décrit une courbe continue, tandis que dans les précédentes, ily avait un angle obtus au sommet de l’oreille.

Dans le type le plus réduit (5.) le sommet vrai de l’oreille n’est pas facile à déterminer. Il n’est représenté que par un léger épaississement du bord de l’anthélise. Celui-ci peut être enroulé sur lui-même, ou bien ne former qu’un bourrelet saillant au dehors.

6° Enfin, on peut admettre une sixième catégorie dans laquelle il est absolument impossible de rien distinguer qui indique l’emplacement du sommet. Dans ce cas, pour déterminer la longueur vraie du pavillon, on se rappellera que son sommet est situé d’ordinaire, à l’union du tiers supérieur et du tiers moyen du bord postérieur ; un peu au dessus de la branche horizontale de l’anthélix.

Il arrive souvent que les deux pavillons ne sont pas semblables, et cela au point de ren-

trer chacun dans une classe differente. ("V oir nos empreintes.)

Depuis Marchetti de Padoue, quelques anatomistes ont décrit dans la membrane du tympan, un trou auquel on a donné le nom de trou de Rivinus. Tour-à-tour, soutenu et contesté, ce trou n’est presque admis aujourd'hui par aucun anatomiste ; il est plutôt considéré comme un arrêt de développement, ainsi que Hirtl et Trôltsch l’ont démontré. C’est une perforation de ce genre que Mori décrit en premier lieu. La membrane du tympan présentait en bas et en avant, une ouverture ovale à bords réguliers, dans laquelle pénétrait la couche épidermique en faisant un repli. — A la partie supérieure, vers l’anneau tympanal, on pouvait passer une soie de sanglier par le trou qui y existait. — Le tympan est normal à sa partie supérieure, mais, inférieurement il se soulève en formant un cône de G millimètres qui se termine par une ouverture circulaire et régulière. Le tympan présentait sa structure histologique normale. De plus, le sujet n’avait jamais eu de maladies des oreil-

les, seulement, il éprouvait quelquefois des bourdonnements. — L’auteur considère ce fait comme un arrêt de développement et rappelle en quelques mots, pour l’expliquer, le développement normal de l’oreille. — Dans une autre observation le vestibule présentait sur sa partie interne une excavation parsemée de petits pertuis donnant passage aux branches du nerf vestibulaire; le vestibule était formé par quatre cavités. — Le canal demi-circulaire supérieur n’était pas apparent; d’après l’auteur, il s’agirait là d’une réunion des canaux et du ^vestibule qui ne formeraient qu’une seule ampoule.

Vices de conformation du pavillon de Voreille. — Ces arrêts de développement sont plus communs et moins importants. Dans une observation, l’oreille était difforme; la conque n’existait pas, de même que le conduit cartilagineux, et ceci coïncidait avec une absence du tympan. La cavité du labyrinthe était à peu près normale. — D’autres faits sont

relatés etaccompagnés do figures explicatives. — (Mariàno. Sopra alcune alterazioni conge-

nite dell organo audito p. C. Mori. Annali universali di Medicina V. CCXXXII. avril.)

Dans son travail sur l’imperforation congénitale du conduit auditif. Caré donne les conclusions suivantes :

L’imperforation du conduit auditif externe, est une affection dont la rareté très grande, doit-être opposée à la fréquence relative des vices de conformations portant sur les orifices naturels.

Elle est assez souvent bilatérale, mais lorsqu’elle siège d’un seul côté, c’est presque toujours du côté droit.

L’obstacle occupe des profondeurs différentes suivant les cas.

L’obstacle est représenté, tantôt par une membrane, tantôt par une couche plus ou moins épaisse de parties molles, ou bien, enfin, par une lame de partie molles reposant sur une surface osseuse.

L’arrêt de développement du pavillon de

l’oreille n’implique aucunement la nature ou la profondeur de la lésion.

Toutefois, son absence comporte le plus ordinairement, l’existence de lésions étendues.

Dans le plus grand nombre des cas, l’oreille interne conserve un état d’intégralité parfaite.

Les vices de conformation concomitants de la face, indiquent toujours une malformation grave, non seulement, au point de vue de l’audition, mais encore à ce qui regarde l’intelligence et la parole.

L’exploration permet le plus souvent de reconnaître la variété d’imperforation et l’état d’intégrité sous jacent de l’appareil de réception de l’ouïe

Le pronostic de la maladie n’est pas aussi grave qu’on pourrait le croire, quant à la viabilité du sujet, mais la fonction auditive est toujours plus ou moins compromise.

Quand l’état de la fonction auditive est relativement assez bon, l’opération est contreindiquée, sauf dans le cas où il existe une simple membrane.

On ne doit jamais tenter d’opération sans

Observations

Angle facial

Circonférence

Courbe Ant. Post.

Courbe transverse

Diamètre A. P.

Diamètre transverse

Indice céphalique

Capacité crânienne

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