Mal empêché : mau
vaises paroles, critiques , désobéis sance, etc
1 Tome I", n. 100. — Mêmes conditions ^que pour le tableau précédent.
Règlement de vie des associés du Sacré-Cœur^
Que sert à l'homme de gagner l'univers, s'il vient à perdre son âme ?
Bien décidé à devenir et à rester toute ma vie un chrétien ferme et généreux, bien résolu à faire passer avant tout la grande affaire de mon salut, et pour cela voulant travailler courageusement à la sanctification de mon âme, je prends la résolution d'observer le règlement suivant :
I. Lever. — En m'éveillant, mon premier acte sera de donner mon cœur à Dieu. Je Lui demanderai la grâce de passer la jourqée entière sans commettre le moindre péché, et je Lui offrirai toutes les œuvres de ma journée. Je me lèverai aussitôt, sans jamais céder à la paresse ; je ferai ma prière avec attention après m'être mis en présence de Dieu, puis j'y ajouterai une dizaine de chapelet aux intentions de l'Association, c'est-à-dire pour attirer les grâces du ciel sur moi et sur tous mes camarades ; enfin je lirai deux ou trois pages dans un livre de piété.
Etude. — En classe, je serai fort attentif à mes prières ; j'offrirai mon travail à Dieu, en me souvenant bien que ce qui n'est pas fait pour Dieu n'aura pas de récompense. Je
' Tome I , n" 100, — i fr. 10 le cent.
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me dirai : c'est Dieu même qui m'ordonne de travailler, et,. en travaillant bien, je suis sur de Lui être agréable.
II. Vebtus a pratiquer. — Obéissance. — Je ferai ma vertu favorite de l'obéissance. J'obéirai promptement et sans répliquer à tout ce qui me sera prescrit, soit par mesparents, soit par mes maîtres, et je me rappellerai toujours que tout ce qui m'est commandé par mes Supérieurs, c'est Dieu même qui me le commande.
Patience et douceur. — Pour ne pas céder à la colère et à l'impatience, je me souviendrai de ce que Jésus a souffert pour moi, et je supporterai sans me plaindre, par amour pour Lui et pour expier mes péchés, tout ce qui me contrariera.
Charité et zèle. — Je me propose de faire chaque jour quelque acte de cette belle vertu de charité, soit en me montrant plein de complaisance, soit surtout en cherchant à faire du bien à mes camarades.
Mortification chrétienne. — Chaque jour je m'imposerai au moins un sacrifice que j'offrirai au Cœur de Jésus.
Pureté. — Je demanderai souvent à Marie de garder en moi cette belle vertu si chère au cœur de Dieu, et, pour la conserver intacte, je repousserai toute mauvaise pensée, je m'abstiendrai de toute parole tant soit peu dangereuse, surtout je fuirai comme la peste toute mauvaise compagnie.
III. Coucher. — Tous les soirs, si je ne l'ai pas fait dans la journée, je noterai mon bulletin du Trésor du Sacré-Cœur ; je réciterai une dizaine de chapelet aux mêmes intentions que le matin. Si j'ai manqué de faire ma lecture de piété, je la ferai, sans faute, avant de me mettre au Ut. Je n'oublierai ni ma prière du soir, ni l'examen de conscience.
IV. Dévotion a la Tués Sainte Vierge. — J'aimerai beaucoup la Très Sainte Vierg-e et j'aurai g-rande confiance en elle. Je ferai très exactement et pieusement mon Mois de Marie et mon Mois du Rosaire. Toutes les fois que j'aurai besoin de quelque grâce ou que j'aurai quelque chagrin, je m'adresserai à la Sainte Vierge comme à une bonne Mère, dig'ne de toute ma confiance.
V. Sacrements. — Je m'y préparerai avec beaucoup de soin. Jamais je ne me confesserai sans avoir d'abord bien prié, ensuite sans avoir une vraie contrition, me rappelant toujours, avant d'entrer au confessionnal ^ combien le boa Jésus a souffert pour mes péchés.
Je me préparerai à mes communions par d'ardentes prières, des sacrifices, et en m'appliquant dans cette intention à être obéissant, bien patient, bien assidu au travail. Je les recommanderai toujours à Marie. Je ferai toujours, après mes communions, une fervente action de grâce.
Je relirai ce règlement chaque dimanche, pendant deux mois, puis le premier dimanche de chaque mois, et j'examinerai si je suis fidèle à l'accomplir.
Pratiques de pénitence pour passer en vrai chrétien le saint temps du Carême ^
(( Si quelqu'un veut venir après moi, a dit N.-S. J.-C, qu'il renonce à soi môme, qu'il porte sa croix tous les jours et qu'il me suive. — Celui qui s'aime trop soi-même, a-t-il
' Tome I, n» III , I fr. i5 le cent.
dit encore, se perdra ; celui qui se traite en ennemi sauvera son âme pour l'éternité. » — « Je châtie mon corps, disait saint Paul, et je le réduis en servitude, de peur d'être damné. » C'est là le fondement de la morale évang-élique, c'est là ce qui fait les vrais chrétiens. En effet, celui-là seul est un vrai chrétien, qui ne craint pas de souffrir un peu pour le Dieu qui a tant souffert pour nous, qui pense à expier ses péchés par la pénitence , et qui , sachant se vaincre soimême et ne pas céder à tous ses caprices, domine ses défauts et finit par en triompher. Au contraire, celui qui fait toujours sa volonté devient le plus malheureux des hommes et le plus vicieux.
lo Au lieu de remettre à plus tard ce que j'ai à faire ^ m'y mettre tout de suite ; par exemple si on me commande, au lieu de dire « tout à l'heure » , obéir immédiatement ; si j'ai un devoir ou une occupation ennuyeuse, commencer par là, au lieu de commencer par ce qui me plaît davantage,
2° Garder chaque jour le silence pendant un certain temps.
3*^ Aux repas, loin de me plaindre de ce que l'on me servira, accepter tout, et même, pour imiter N.-S. qui, sur la croix, voulut être abreuvé de fiel et de vinaigre, prendre ce qui me plaira le moins.
4° Quand Theure de mon lever est arrivée, sortir de mon lit sans tarder un seul instant,
5° Céder volontiers aux autres et, au lieu de m'entêter et de me disputer , faire plutôt leur volonté que la mienne.
6° Mortifier mes yeux et ne pas m'arrêter inutilement dans les rues à regarder tout ce que je rencontre.
7° M'abstenir pendant un certain temps de lever les yeux en classe, et surtout à l'Église, m'y appliquer au travail et à Ir. prière , au lieu de tourner la tête pour voir tout ce qui se passe.
80 Si j'ai bonne envie de dire une parole inutile, ne pas la dire.
9° Pour mieux détester mes péchés, et pour avoir plus de courag-e à combattre mes défauts, je penserai de temps en temps à la Passion de Notre-Seig'neur, et à tout ce que le péché Lui a fait souffrir.
Pratiques de pénitence pour passer en vraie chrétienne le saint temps du Carême
« Si quelqu'un veut venir après moi, a dit N.-S. J.-C, qu'il renonce à soi-même, qu'il porte sa croix tous les jours et qu'il me suive. — Celui qui s'aime trop soi-même, a-t-il dit encore , se perdra ; celui qui se traite en ennemi sauvera son àme pour l'éternité. » « Vous ne ferez de progrès dans la vertu, dit l'Imitation, qu'autant que vous vous ferez de violence. »
C'est bien là le fondement de la morale évang-élique, c'est la doctrine que l'Eg-lise rappelle à tous les chrétiens, particulièrement à cette sainte époque de l'année : nous devons nous mortifier par amour pour Jésus, heureuses de souffrir un peu pour le Dieu qui a tant souffert pour nous ; nous devons nous mortifier pour expier nos péchés ; pour apprendre à nous vaincre et à triompher de nos défauts ; pour attirer les grâces du bon Dieu sur nous et sur tous ceux qui nous sont chers ; pour obtenir la conversion de tant de malheureux pécheurs et les empêcher de tomber dans l'enfer, pour soulager dans leurs terribles tourments les âmes du purgatoire.
Pour mieux apprendre à pratiquer cette grande et belle vertu de pénitence, je relirai de temps à autre la liste suivante contenant les diverses mortifications qu'il me serait facile d'accomplir et, sans me croire oblig-ée de les pratiquer toutes, je pourrai m'astreindre tantôt à l'une, tantôt à l'autre.
1^ Au lieu de remettre à plus tard ce que j'ai à faire, m'y mettre tout de suite ; par exemple si on me commande, au lieu de dire « tout à l'heure » , obéir immédiatement ; si j'ai un devoir ou une occupation ennuyeuse, commencer par là, au lieu de commencer par ce qui me plaît davantage,
20 Garder chaque jour quelque temps de silence.
3o Quand j'aurai bonne envie de me précipiter sur quelque affaire, de me livrer à quelque occupation plutôt pour satisfaire mes goûts que pour vraie utilité, y renoncer, ou du moins faire exprès d'attendre quelques instants.
4° Quand je serai légèrement souffrante, ou que j'aurai quelque sujet de tristesse, quelque contrariété, m'efforcer quand même de me montrer gaie et aimable pour tout le monde.
5^ Au repas, loin de me plaindre de ce qu'on me servira, accepter tout, et même, pour imiter Jésus qui, sur sa croix, voulut être abreuvé de fiel et de vinaigre , choisir de préférence ce qui me plaira le moins.
Q^ Ne pas chercher à tout savoir, et mortifier ma curiosité en ne prêtant aucune attention aux choses inutiles et à celles qui ne me regardent pas.
7° Me lever de mon lit dès que l'heure est venue, sans tarder un instant.
8o Accepter sans me plaindre d'être mal à l'aise, d'être privée de telle ou telle petite douceur, et même retrancher à l'occasion ce dont je puis me passer et qui ne sert qu'à contenter ma nature.
9*^ M'appliquer, selon le conseil de l'Imitation, à faire plutôt la volonté des autres que la mienne
10*^ Quand je serai dans les rues, m'imposer parfois le sacrifice de ne pas regarder tout ce que je renconlre.
Il» M'abstenir pendant un certain temps , de lever les yeux en classe; ne pas détourner la tête, s'il se passe quelque chose qui attire les regards ou qui pique la curiosité.
12^ Si j'ai bonne envie de dire telle parole, de faire telle réflexion qui n'a aucune utilité, g-arder le silence, ou parler de toute autre chose.
iS*^ Pour mieux me former à la vraie charité chrétienne, je ferai parfois exprès de rechercher celles de mes compag-nes avec lesquelles je sympathise le moins, et je me montrerai très aimable avec elles.
140 Quand une chose me fera grande envie, que j'en concevrai un vif désir, au point peut-être d'en avoir la tête toute pleine et de ne pas apporter à mes devoirs, à mes occupations l'attention suffisante, me condamner à ne point y songer, et en chasser la pensée de mon esprit.
i5° Prendre quelquefois pour pratique de produire dans la journée de vifs sentiments de contrition ; pour cela à certains moments que j'aurai déterminés, par exemple en entendant l'heure sonner, me mettre en esprit auprès de Jésus souffrant, me Le représenter dans son agonie, ou dans sa flagellation, ou sur le Calvaire ; me rappeler alors que par mes péchés j'ai causé tous ses tourments, et Lui demander sincèrement pardon.
Tableau méthodique à Uusage de ceux qui débutent dans V exercice de r oraison ^
1 Dieu qui est présent partout me voit.
2 Dieu est dans mon cœur.
3 J.-C. du haut du Ciel fixe les yeux sur moi.
I I 4 S'imaginer J.-C. près de soi.
N.-B, — S'arrêter quelque temps à l'une ou à
l'autre de ces pensées; si l'on est à l'ég-lise, Pr6S6IlC6 l prendre de préférence la dernière, puisque l'on
est réellement près de N.-S.
ÛB Dieu i S'abaisser devant Dieu et l'adorer.
Puis lui demander pardon (Acte de contrition ou Conjiteor.)
Enfin lui demander secours pour bien prier (invoquer Marie, le bon Ange.)
Soit une grande vérité, p. ex. : la mort, le ciel, l'enfer.
Soit une vertu ou un défaut.
Soit un mystère de N.-S. , p. ex. : Nativité, Passion.
Soit une lecture dont chaque passage est
II l médité.
Réfléchir sur la vérité choisie.
CODSiflB- / l Se représenter par l'imagination les cir-
constances du mystère.
Bien se dire que pratiquer la vertu et
fuir le vice
I Juste : Non seulement l'honnêteté niere I 1 mais la reconnaissance pour un
Dieu si bon nous en fait un devoir ; est l 2 Avantageux : Et pour la vie présente et surtout pour la vie future ; 3 Facile : Tant d'autres le font avec le secours de la grâce.
Objet
Ma-
1 Tome I, n° i38. — i fr. 25 le cent.
APPKNDICES
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Retour S''
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Demande
Résoîu-
Règ-les particulières
( Envisag-er ses besoins, ses défauts, ses pécliés. < Examiner combien on est loin de la vertu dont on ( a reconnu l'importance.
I Règ-Ie j Parlez à J.-C. comme à un bienfaiteur, un père, un ami.
Rappelez à N.-S. qu'il a maintes fois l^romis d'exaucer toute prière confiante.
Dites-lui que votre faiblesse peut tout avec sa g-râce.
Dites-lui que vous désirez être meilleur pour le mieux servir et le mieux g-lorifier.
Protestez que vous ne vous confiez pas en vos qualités, ni en vos mérites, que vous vous appuyez uniquement sur ses mérites et ses souffrances.
Invoquez Marie, le bon Ang-e, le saint patron.
Protes- ^ Je veux vous prouver que ma demande est sincère.
Aujourd'hui en telle circonstance :
Je pratiquerai tel acte de vertu ; J'éviterai tel acte mauvais.
J'ai pris souvent ces résolutions ; s'il le faut je les renouvellerai encore sans jamais me décourag-er.
Pater! Ave!
tation
Promesse
Une autre méthode consistera à prendre une prière : « Notre Père, Je vous salue, Marie ; Souvenez-vous, etc. » ; et à la réciter en s'interrompant après chaque phrase ou même après chaque mot pour le méditer.
REMARQUE IMPORTANTE. — Ceux à qui il n'est pas loisible de consacrer quelque temps à la méditation peuvent la faire en travaillant. Choisissant pour cela le moment où ils se sauront moins exposés à être dérang-és, ils commenceront par se mettre en présence de Dieu et Tadorer — s'ils sont seuls, il serait mieux d'interrompre un instant leur travail et de se mettre à genoux ; — puis ils continueront, tout en travaillant, à s'occuper de pieuses pensées et à s'entretenir avec N.-S. Terminer toujours par des résolutions.
S'il était possible en travaillant d'avoir devant les yeux le tableau ci-dessus, cela pourrait aider beaucoup.
Ainsi comprise, la prière mentale est à la portée de tous, même des gens les plus occupés, à tous elle est éminemment utile.
« Sans l'oraison , dit saint François d'Assise , on ne saurait faire aucun prog-rès dans la vertu. » — « Je ne connais pas de meilleur moyen pour se sauver que l'oraison mentale, dit saint Jean-Baptiste de Rossi. Le jour où nous n'aurons pas médité, craignons de pécher. » — « Quelques fautes que commettent ceux qui commencent à faire oraison, ils ne doivent pas l'abandonner, dit sainte Thérèse; s'ils persévèrent, ils finiront par se corriger... Rien de plus utile que l'oraison, dit-elle encore, c'est même une nécessité pour ceux qui offensent Dieu au lieu de le servir. » — « Beaucoup jeûnent, dit saint Alphonse de Liguori, récitent le chapelet, l'office de la Sainte Vierge, et cependant restent pécheurs, mais il est impossible que celui qui est fidèle à l'oraison continue à vivre dans l'offense de Dieu. »
Difficultés que l'on oppose à la pratique de la méditation; — comment il faut les surmonter.
I. Je n'ai pas le temps. — Vous avez bien le temps de manger ; vous trouvez bien le moyen de donner aux besoins
de votre corps le temps nécessaire : votre âme vous scrait- •elle donc moins précieuse ?
II. J'essaie bien, mais toute mon oraison se passe à faire des efforts qui n'aboutissent jamais , c'est du temps perdu. — Votre temps est fort bien employé, les efforts que vous faites sont très méritoires, votre oraison est bonne et plus fructueuse que vous ne le croyez.
ÏII. J'ai essayé si souvent qu'à ta fin je perds courage. — Protestez au bon Dieu que vous agissez uniquement pour lui plaire^ et non pour votre propre satisfaction. — Dites-lui encore que, vos efforts pour méditer lui étant ag-réables, vous les continuerez, dussiez-vous d'ici longtemps n'y trouver que rebuts et difficultés. Dans la voie de l'oraison, ce qu'il faut surtout, c'est la persévérance. Ce n'est ordinairement qu'à la longue et après des efforts soutenus que l'oraison devient facile et douce. Mais pourquoi craindrait-on sa peine ? Ne faut-il pas des années pour acquérir les moindres connaissances humaines; ce n'est pas en une semaine, en un mois que l'enfant apprend à lire, à écrire, à compter; que l'apprenti devient habile ouvrier. Quand on comprend l'importance de l'oraison, on ne se laisse pas arrêter par les difficultés du début.
IV. Je fais d'habitude assez bien mon oraison, mais fai en ce moment trop d'ennuis , de soucis et de tracas ; Je ne puis m'arréter à une pensée pieuse. J'en reviens toujours malgré moi à mes préoccupations. — Si elles sont légitimes, s'il s'agit d'une affaire importante et dont le souvenir soit aussi tenace que vous le dites, alors parlez-en à N.-S., ouvrez-lui votre cœur, confiez-lui vos inquiétudes, et faites instance près de lui pour qu'il dirige l'affaire selon les intérêts de sa gloire et pour le plus grand bien de votre iime.
V, Je me mets assez facilement en présence de DieUy et j'éprouve facilité et attrait à converser avec Jésus , à lui exposer mes demandes, mes résolutions , mais je me perds dans les considérations. — Dans ce cas n'appuyez pas sur les considérations ; dès lors que vous pouvez vous entretenir avec N.-S., votre oraison est excellente. . .
Pratiques de mortification ^
« Si quelqu'un veut venir après moi, a dit N.-S. J.-C, qu'il renonce à soi-même, qu'il porte sa croix tous les jours, et qu'il me suive. — Celui qui s'aime trop soi-même, a-t-il dit encore, se perdra ; celui qui se traite en ennemi sauvera son âme pour réternité. » — « Je châtie mon corps, disait saint Paul, et je le réduis en servitude, de peur d'être damné. » — « Vous ne ferez de prog-rès dans la vertu, dit l'Imitation, qu'autant que vous vous ferez de violence. »
Aussi je suis bien décidé à faire pénitence et à me mortifier. Je me mortifierai par amour pour mon Jésus, afin de soufFrir un peu pour mon Dieu qui a tant souffert pour moi ; je me mortifierai pour expier mes péchés ; pour apprendre à me vaincre et à triompher de mes défauts, pour attirer les g-râces du bon Dieu sur moi et sur tous ceux qui me sont chers ; pour obtenir la conversion de tant de malheureux pécheurs, pour soulager dans leurs terribles tourments les âmes du purg-atoire.
• Tome I , n° 204. o fr. 23 la douzaine ; i fr. 'j^ le cent.
Voici les diverses pénitences que m'efforcerai de faire, et sur lesquelles je m'examinerai avec soin.
D'abord celles que je voudrais faire entrer dans l'usag-e de ma vie, les pratiquant chaque fois que l'occasion s'ea présentera.
1 . Accepter généreusement et en remerciant intérieurement le bon Dieu tout ce qui me contrariera, soit dans mon travail, soit dans mes autres occupations, soit de la part de mes supérieurs ou de mes égaux.
2. Renoncer immédiatement à tout ce qui est contraire à mes devoirs d'état, à mon règlement particulier, à la vertu que je dois particulièrement viser à acquérir.